Le dernier tigre de Tasmanie, Benjamin

Benjamin - tigre de Tasmanie

Benjamin, le dernier tigre de Tasmanie. Image provenant de Wikipédia.

Une vie dans la nature trop peu documentée

Le tigre de Tasmanie Benjamin naît sur l’île de Tasmanie au début des années 1930. Il doit rester trois mois dans la poche de sa mère, la partageant possiblement avec un ou deux frères et sœurs. Ensuite, ils restent ensemble dans un trou se trouvant au milieu des rochers ou d’un arbre. Pendant ce temps-là, leur mère les laisse seuls pour aller chasser durant la nuit jusqu’au crépuscule.

Puis vient le moment de vivre sa vie en solitaire, Benjamin chasse des kangourous, des wallabies, des wombats, divers oiseaux et de petits rongeurs. Son terrain de chasse sont les zones boisées clairsemées, tandis qu’il retourne dans la forêt pour la journée. Il n’aura jamais l’occasion de chasser l’émeu de Tasmanie, disparu depuis longtemps. Dès qu’il en a l’occasion, Benjamin se remplit le ventre pour les nuits où la chasse est maigre. Sa technique consiste à repérer sa proie et à lui courir derrière jusqu’à épuisement.

Avant son espèce était le prédateur le plus important, mais l’arrivée des dingos, en même temps qu’une espèce bipède, fait qu’ils se font de plus en plus rare. Le premier chassant ses proies, le second le chassant lui. Avec l’arrivée des Anglais, il est traqué et tué, sur demande même du gouvernement en place. Le prétexte : il s’attaquerait sauvagement aux cheptels qui empiètent toujours plus sur son habitat.

Les origines incertaines du tigre de Tasmanie Benjamin

Les origines de Benjamin sont obscures, même son nom lui aurait donné bien longtemps après sa mort. Quant à son sexe, il n’était pas certain non plus, c’est l’analyse d’une vidéo qui a permis de le déterminer. Ainsi, trois origines ont été déterminées, mais seul deux sont plausibles.

Celle qui a été longtemps admise

Un jour de mai 1934, le tigre de Tasmanie Benjamin est pris dans un piège de trappeur. Le tigre de Tasmanie se retrouve pendu en l’air attaché par une patte. Après un certain, un homme apparaît devant lui. Le tigre de Tasmanie ouvre sa bouche à 120 degrés, mais cela n’intimide aucunement son agresseur. Pour lui fermer la gueule, le trappeur introduit un collet, par réflexe, Benjamin la ferme dessus. Un deuxième collet vient bloquer son museau, Benjamin ne peut plus ouvrir la gueule, privé de son moyen de défense. Ensuite, il se retrouve rapidement attaché, immobilisé. Pendant toute la scène, le tigre de Tasmanie réagit à peine, se laissant faire.

Benjamin - tigre de Tasmanie

Une image en couleur de Benjamin dans son enclos.

Après un court transport totalement saucissonné, le lieu de capture étant proche de la cabane du trappeur, le paquet d’environ vingt kilos se retrouve attaché au bout d’une chaîne. Une fois tous ses liens défaits, Benjamin se déchaîne dans la cabane, jetant tout ce qui se trouve à sa portée. Le tigre de Tasmanie finit par s’arrêter, restant dans son coin, regardant fixement son ravisseur.

Benjamin se retrouve ensuite en extérieur, sa liberté toujours confinée au bout d’une chaîne. Mais le tigre de Tasmanie ne tentent pas de creuser pour s’échapper. Il fait le tour, tentant de trouver une ouverture dans la clôture de l’ancienne porcherie. Au début, le tigre de Tasmanie refuse de s’alimenter. Le trappeur lui présente des wallabys morts ou vivants, mais il n’y touche absolument pas. Ce n’est qu’en sentant l’odeur de sang d’un marsupial qu’il commence à le manger. À la fin de son repas, il ne reste rien de l’animal.

Après quelques jours, le tigre de Tasmanie Benjamin se retrouve à nouveau ligoté et chargé comme un paquet sur le cheval. Lui et le trappeur se rendent dans la ville de Fitzgerald pour y prendre le train. Benjamin a été vendu à un zoo, celui de Hobart. C’est en train qu’il fait le voyage, certainement seul, attaché ou dans une cage, dans un wagon sombre et angoissant.

Celle qui est la plus probable

En 1931, Benjamin passe près d’une grande exploitation, près de Wynyard, où des moutons paissent. Il se retrouve, comme dans la version précédente, dans les airs, attaché par une patte. Deux jeunes filles se présentent devant lui, ce sont elles qui ont préparé le piège. Elles le libèrent puis le ramènent à leur père. Le diagnostic est rapide, l’animal a une patte cassée. Le père se rend alors chez un vétérinaire, transportant Benjamin dans une caisse.

Après quelques semaines, le tigre de Tasmanie est à nouveau sur pied, même s’il en gardera une cicatrice toute sa vie. Mais ce n’est pas liberté qui l’attend, il est vendu au zoo de Beaumaris pour 8 £ en août 1931 (soit environ 446 € actuellement). Peu de temps après son arrivée, il est filmé quelques secondes par un médecin britannique.

C’est la comparaison des rayures avec cette vidéo et la dernière, datant que quelque jour avant sa mort, qui permettent de dire que cette origine est la plus probable.

Sa vie dans le zoo

Dans le zoo, les journées se ressemblent toutes pour Benjamin. Se réveiller, faire le tour de sa cage, supporter les gens qui tapent dans le grillage, faire la sieste, manger de la viande de cheval, rentrer dans son abri. Mais il doit rester actif la journée, alors qu’il est un animal nocturne. Cela ne correspond en rien à son comportement naturel.

Benjamin, le dernier d’une espèce protégée trop tard

Son espèce se faisant de plus en plus rare dans la nature, nombreux sont ceux qui viennent l’étudier. Ainsi, un homme pénètre dans son enclos, il lui présente son mollet, mais Benjamin ne s’y intéresse pas. Lors d’une autre visite, ce sont deux hommes qui rentrent, l’un d’eux prend des photos. Mais l’autre se fait mordre aux fesses, lançant une large marque de morsure.

Durant l’hiver 1936, les températures sont douces au cours de la journée, mais elle se montre très fraîche la nuit. Malheureusement, le tigre de Tasmanie n’est pas rentré le soir du 6 septembre 1936 dans son abri. Il est exposé au froid, ne pouvant qu’attendre que la mort l’accueille. Le tigre de Tasmanie Benjamin décède dans la nuit du 7 septembre 1936, à environ six ans et 59 jours après que son espèce soit officiellement protégée. Son corps est transmis au Tasmanian Museum, mais ce qui lui arrive ensuite n’est pas connu.

Vous venez de découvrir les origines possibles du tigre de Tasmanie Benjamin sur Histoire de Compagnie. N’hésitez à laisser un message, likez et partagez cette histoire, celle du dernier de son espèce. Malheureusement, Benjamin n’est pas le seul dans ce cas, il partage ce destin tragique avec la tortue géante des Galápagos Georges. Tandis que d’autres sont les représentants d’espèces en danger grave d’extinction, tel que le gorille Michael, ou l’éléphant d’Asie Chunee.

Ce que l’histoire retient du tigre de Tasmanie Benjamin

Il est le dernier de son espèce Thylacinus cynocephalus, communément appelé Thylacine, ou encore loup de Tasmanie, loup marsupial et tigre de Tasmanie.

Sources

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!
Praesent justo accumsan elit. sem, id venenatis, sed dolor venenatis
%d blogueurs aiment cette page :