Review du film Togo du Disney+

Tout d’abord, bienvenu sur Histoire de Compagnie. Ensuite, soyons francs, ceci est la première expérience en critique de film que je fais. Bon, maintenant que les bases sont posées, commençons. Le film raconte l’histoire de Togo, lors de l’évènement de la course au sérum dans la ville de Nome, Alaska, en janvier et février 1925. Mais aussi bien avant cet évènement. La ville, ainsi que les villages esquimaux, sont touchés par une épidémie de diphtérie qui touche les enfants. Pour les sauver, un seul moyen de transport pendant cet hiver vigoureux, le traîneau tiré par un attelage de chien sibérien.

Le chien Togo dans le film

Commençons avec les points positifs avec celui qui jouent le chien Togo. Malheureusement, je n’ai pas trouvé d’information sur le ou les chiens qui joue Togo dans le film. En effet, le film a une construction anachronique, ce qui est considéré comme le présent, la course au sérum, et le passé s’entremêle. Ainsi, vous avez les origines de Togo et sa relation avec Leonhard Seppala, sujet que j’aborderais dans la partie suivante. Le chien très jeune est une véritable boule d’énergie sur patte.

Dans toutes les scènes où il apparaît jeune, il ne s’arrête jamais de courir, toujours en mouvement. Je plains l’équipe qui a dû le suivre dans ses périples. Mais clairement, il est attachant dès le début, même si vous l’aviez avec vous, vous ne tiendrez par très longtemps. Je l’ai trouvé aussi très expressif, surtout sur une scène de cache-cache avec des chiots. Il ne montre qu’une partie de sa face, montrant son caractère joueur. À tel point que je me suis demandé si le chien n’est pas en image de synthèse. Mais non, c’est bien un vrai chien qui se trouve à l’écran.

Pour ce qui est des points faibles, il y a surtout un qui est caractéristique des productions de ce genre. C’est l’humanisation des comportements. Remettre en question son intelligence n’est pas la question et le faire serait d’une grande hypocrisie de ma part. Mais une scène en particulier ma posée problème, le moment où il s’échappe de l’atelier de Seppala. Clairement, voir le chien cherché une sortie, mais surtout définir le chemin pour y arriver m’a quelque peu sortie du film. Qu’il y arrive avec le temps, pourquoi pas, à force d’essai et d’échec. Mais dès la première fois, ce n’est pas très réaliste. Bon, en même temps, on est dans un film, qui dure déjà deux heures, alors pas le temps de tergiverser. Il fallait montrer son intelligence, mais c’est justement cet anthropomorphisme qui pose problème.

Leonhard Seppala, joué par Willem Dafoe

Willem Dafoe est un acteur qui a de la bouteille, j’entends par là qu’il a déjà une expérience et a joué de nombreux rôles différents. Je ne pensais pas le voir dans un film destiné à la plateforme Disney+. Pour ma part, je l’ai découvert dans le Spiderman de 2002, jouant le grand méchant, le bouffon vert. Malheureusement, la scène qui me reste surtout en mémoire est le « Oh » qu’il lance avant de mourir de façon un peu ridicule !

Dans son rôle de Leonhard Seppala, je l’ai trouvé convainquant. La confiance qu’il possède en ses chiens, et tout particulièrement en Togo est bien retranscrit. Les discours d’encouragement, surtout présent pour le film, renforce encore cette idée. De même, le début de sa relation avec le chien est aussi bien retranscrite. Le mépris qu’il a envers les fiables, ce qui ne corresponde à la norme qu’il a fixée pour ses chiens, sont mis de côté. Sans la volonté de sa femme, l’histoire de la course de Norme airait pu avoir une fin bien différente.

Le seul bémol serait avec la fin du film, son caractère orgueilleux, mais je vous invite à poursuivre votre lecture.

Le respect du film Togo avec l’Histoire ?

Nous voilà maintenant à la partie sur lequel mon intention était la plus grande. Dès le départ du film, on nous annonce que c’est basé sur une histoire vraie. Mais cela peut absolument tout dire, et finalement ma pire crainte ne s’est pas réalisée.

Globalement, l’histoire du chien Togo est respectée. Il était bien un perturbateur pour les chiens, remettant en question la hiérarchie que Seppala avait mise en place. Il a donc effectivement finit comme chien de compagnie et s’enfuir en brisant une vitre pour rentrer. Par contre, la scène où il s’enfuit de son enclos ne s’est pas passé comme tel. Puisqu’il ne passe pas par dessous, mais par dessus, se coinçant même une patte au passage. La suite est différente, passant la nuit dehors à l’attendre. Une scène qu’il aurait pu être intéressante de montrer, réel pour le coup, pour montrer sa détermination.

Il manque de nombreuses autres petites scènes, notamment la perte d’un morceau de son oreille gauche, mais pour cela je vous invite à lire sa biographie.

Tout du long du film, la neige et le froid sont omis présent. Cela ne pose pas de problème pour comprendre les scènes, tout comme l’éclairage qui est très bien géré. Les effets spéciaux, sont bons sans être extraordinaire. Ainsi lors scènes du passage sur un lac glacé, la tension, la possibilité de tomber dans l’eau est présente à chaque fois. Même si la dernière scène, si forte en tension, n’est présente dans aucun écrit.

De même que ce soit pour le retour de la course au sérum ou la fin de vie du chien Togo, de nombreuse libertés sont prises.

Quelque liberté prise !

Précédemment, je vous ai fait part d’une crainte. C’était que l’histoire change totalement pour faire de Togo le seul héros de l’histoire. Autrement dit, que lui et ses compagnons réalisent l’aller et le retour dans la course au sérum. Mais finalement, non, le respect de l’histoire est présente. Il ne peut être retiré à Togo et à ses compagnons le fait qu’ils aient réellement parcouru le chemin le plus dure et le plus long. Mais des centaines de chiens ont participé et certain sont même morts durant le périple. Ainsi, la rencontre fortuite entre les deux mushers est effectivement présente dans l’Histoire de la course au sérum.

Ainsi, c’est bien le chien Balto et son musher qui obtiennent tous les mérites. Dans le film, Seppala ne semble pas y porter une grande intention. Mais dans la réalité, c’était un homme orgueilleux qui a très mal pris que Balto, l’un de ses propres chiens, récupère tous les mérites. Balto n’était pas du tout apprécié, il n’était en aucun un chien de tête. Il manque peut-être la tension que Gunnar a ressentie durant son propre trajet, le remerciement qu’il fait à son chien. Et pas simplement une caresse, mais une véritable reconnaissance.

Là encore, je vous invite à aller lire la biographie de Balto. La célébrité n’aura pas été une bénédiction dans son cas.

Conclusion du film Togo du Disney+

Sans être un chef-d’œuvre, le film respecte le matériau d’origine. Il manque certainement un peu d’enjeux, mais c’est un film Disney, autrement dit un film familial. Le fait de voir un enfant emporté par la maladie, aurait rajouté un peu de tension, la nécessité de prendre des risques pour Seppala. L’anthropomorphisme présent dans le film Togo, surtout dans une scène qui semble un peu forcé, n’empêche pas d’apprécier le film.

Ce film aurait eu sa place dans une salle de cinéma, autant que les remakes du Roi Lion et de Jumbo, tous sorties en 2019. Peut-on espérer que l’effort de révéler des histoires proches de la réalité continue sur Disney+. L’Histoire en est parsemé et les Américains n’en manquent pas. Celle du chimpanzé Ham, qui a été dans l’espace, par exemple.

Voici cette première critique terminée. Laissez un commentaire, donner un avis sur le film, ou bien critiquer ma propre critique. Découvrez de nombreuses biographies sur Histoire de Compagnie, il y a de nombreux chiens connus ou non. Mais aussi des chats, des orques, des pigeons et bien d’autre.

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