Poisson rouge au travail

C’est entre 2013 et 2014 que le poisson rouge fut introduit sur mon lieu de travail. Le premier est arrivé fin 2013 car un collègue n’en voulait plus. Dans le courant de l’année 2014, deux autres poissons rouges furent achetés.

Alors pourrez-vous deviner combien d’entre eux sont encore en vie actuellement ?

Le poisson rouge

Ses origines

Le poisson rouge provient de Chine, et il est le résultat de la domestication des Cyprins dorés. Cette espèce se trouve dans les eaux calmes et tempérées des rivières d’Europe et de Chine. Vers 300, les Chinois observèrent des mutations génétiques chez les Cyprins argentés qui arboraient une couleur dorée. Entre 700 et 800, que le cyprin doré devint le poisson rouge, lorsque l’élevage en bassin commença réellement.

C’est durant le règne de l’empereur Koa-Tsung entre 1107 et 1187 que cela se répandit. En effet, l’empereur construit de nombreux bassins en pierre pour l’élevage de poisson rouge. Cela se répandu dans la bourgeoisie, et vu apparaître de nombreuses variétés.

Durant la dynastie Ming, entre 1368 et 1644, que l’élevage de poisson rouge se démocratisa. Ils étaient alors conserver dans des bassins en céramique. C’est durant cette période que le nombre de variétés de poisson rouge explosé, tel que le poisson œuf et le télescope.

Hors de chine

Dans les environs de 1502, le poisson rouge commence à s’exporter, en premier lieu vers le Japon. C’est en 1611 que les premiers poissons rouges arrivèrent en Europe, et plus précisément au Portugal. Les premiers élevages européens commencèrent vers 1728 à Amsterdam. Mais ce n’est qu’en 1794 que les premiers poissons rouges arrivent en Grande-Bretagne, via l’un de ses ambassadeurs, directement de Chine.

Ce n’est qu’en 1852 que les premiers poissons rouges arrivent sur le nouveau continent. C’est un marchant de thé chinois venu s’installer à San Francisco qui les avaient emmené avec lui. À partir de 1893, l’importation de poisson rouge provenant du Japon se développèrent avec les États-Unis.

Mon expérience personnelle avec les poissons rouges

Contexte

Un collègue possède depuis quelque temps un poisson rouge, souhaitant sans débarrasser. Une personne lui propose alors de la ramener sur le lieu de travail, protestant que cela fera une belle décoration dans le réfectoire.

Un poisson qui tourne, qui tourne

poisson rouge en bocal

Poisson rouge dans un bocal. Photo d’Ahmed Zayan

Lors d’une pause d’une journée banale de travail, je trouve un poisson rouge dans un bocal en verre, dans le fond une décoration, un château, qui se trouve sur un tapis de caillou. Peu de gens s’y intéresse sur le coup, moi y compris.

Son petit nom est Maurice, une référence à une pub. Mais si, vous savez, celle avec l’enfant qui accuse son poisson rouge d’avoir mangé tout le chocolat. Cette phrase culte, « tu pousses le bouchon à peu trop loin Maurice ».

Mais dès le début, les personnes qui le souhaitaient ne s’en occupe pas. Heureusement, de la nourriture était quand même disponible, et je décide alors de lui en donner, alors que tous les autres me le déconseillaient. Je ne voulais pas non plus de ce poisson rouge qui n’avait rien demandé à personne. Mais je ne pouvais pas non plus le voir mourir de faim. Je savais quand commençant, personne d’autre n’en prendrait la relève.

Peut-être pourrais-je le prendre chez moi ? Cette question m’était apparu, mais il en était hors de question, je ne pouvais accepter de prendre la responsabilité d’une autre personne. Je n’en avais jamais demandé à mes parents, ne comprenant pas l’intérêt de priver un être de sa liberté pour se satisfaire.

L’autre solution aurait été de le libérer, mais je savais que les poissons rouges ne se trouvait pas à l’état sauvage chez nous. Alors c’était soit le jeter à la mort, soit devenir un envahisseur dans nos rivières.

Alors chaque jour, je lui donnais à manger, une fois arrivée au boulot, lui donnant ses granulés. Il se précipitait pour venir se nourrir, ce n’était pas qu’il était content de me voir, j’en étais conscient. Puis le rituel recommençait au moment de partir, une tape dans le petit pot en plastique pour verser un peu de granulé.

Le nettoyage, un stress partagé

Poisson rouge commun

Goldfish, poisson rouge commun, Sous licence Creative Commons, Wikipédia

Puis vint le moment de nettoyer son bocal, et surtout celui de l’attraper. C’était une épreuve pour lui comme pour moi, le stress que je devais lui faire subir. Cela pouvait durer un moment, malgré sa zone limitée, il était rapide le bougre, et moi empoté avec ma petite spatule.

Je changeais l’eau, mais je ne pouvais que mettre celle du robinet. Par contre pour le nettoyage, je n’utilisais aucun produit pour son bocal. Par contre le retour, était plus rapide, mais aussi plus sensationnel pour lui. Je ne faisais que le transférer dans son bocal avec l’eau dans lequel il se trouvait. Malgré tout, je faisais en sorte que la température de l’eau soit bonne, pas trop froide, pas trop chaude. Pour être honnête, je n’ai jamais fait de recherche, peut être inconsciemment pour le libérer de cette vie. Ce petit rituel du jeu du chat et la souris ou plutôt du poisson, se faisant une fois par semaine.

Ne travaillant pas le week-end, c’était la diète imposée pour lui pendant deux jours. Seul dans la pénombre à tourner en rond dans son pauvre bocal. Pendant mes vacances, je rappelais à la personne qui l’avait accepté de s’occuper de lui, au moins de la nourrir. L’avoir accepté était sa responsabilité pas la mienne.

Puis un matin de 2013, le poisson rouge mourut durant la nuit. En effet, un matin en arrivant, je l’ai retrouvé en train de flotter à la surface. La scène qui je craignais plus, c’était de le retrouver un matin à côté de sa prison de verre, un suicide en somme. Il finit brûler sur un bord de bitume, un dernier hommage hypocrite donnait par la personne qui l’a abandonné, et celle qui l’a amené chez nous. Ils avaient appelé cela une « crémation ».

Poisson rouge Shunbunkin

Shunbunkin, photo sous licence GNU Free Documentation Licence, Wikipédia

Deux poissons qui tournent, qui tournent

Il ne fallut pas longtemps pour que deux autres poissons arrivent, alors que je rappelais que j’étais le seul à m’en occuper. Malgré mes rappels à ce sujet, je ne réussis pas à obtenir gagne cause, mais pu gagner qu’il ferait les choses bien mieux. En effet, ils décotèrent un vrai aquarium avec un système de filtration. Dans le fond, il y avait des plantes en plastiques, et toujours les cailloux polis de plusieurs couleurs avec des nouveaux plus grossier.

Les deux nouveaux poissons était de variétés différentes. L’un était un Goldfish, le poisson rouge le plus connu. L’autre était un peu plus particulier, il avait aussi une couleur orangée, avec des points blancs et noirs sur tout le corps, un Shubunkin de Londres.

Ils avaient été baptisés par les gens qui les avaient achetés, mais personnellement je n’ai jamais connu leurs prénoms. Et même la personne qui les a nommé ne s’en rappelle pas. Mais disons que si je devais les appeler maintenant, ce serait Ed et Al. Pour le fait de vivre dans un monde qui n’est pas le leurs, à la manière de ses deux enfants.

Ils avaient davantage de place pour nager, mais le tour était rapidement fait. J’ai attendu un moment, mais là encore, les personnes qui avaient décidé ne faisaient rien. Je repris alors mon habitude par contrainte, leurs donner à manger deux fois par jours, par la petite fente.

Et c’est reparti pour le nettoyage

Il fallait aussi nettoyer le nouvel aquarium, une chose que j’ai beaucoup reculée, cela prendrait encore plus de temps. Deux poissons à attraper, et toujours aussi maladroit avec mon épuisette. Il en fallait de la patience pour les attraper tout les deux. Changer l’eau s’était le plus facile, mais maintenant il fallait aussi nettoyer les carreaux qui étaient verts. Ainsi que le système de filtration, plusieurs mousses bien vertes elles aussi. Et une pause déjeuné qui partait pour m’occuper de poissons que je ne voulais même pas.

Entre temps, je n’allais toujours pas fait de recherche sur le sujet. Mais j’avais appris que l’une de mes collègues avaient un bassin, alors je tentais la chose pour qu’elle les prenne sans succès. Jusqu’à ce jour en 2014, un autre poisson était mort, le Shubunkin de Londres.

C’est à ce moment là que je pus appuyer le propos, de le mettre dans un bassin ou il serait bien mieux. Les poissons ne survivaient pas bien longtemps, et le dernier y passerait certainement bientôt.

Le Goldfich fut emporté un soir, et arrivé dans un bassin ou il y avait d’autres nombreux poissons rouges. Il y avait un système de filtration, l’air extérieur, et de la nourriture à foison pour grossir. Il aura fallu la mort de deux poissons rouges, pour permettre à un seul de pouvoir vivre dans de meilleur condition. C’est maintenant un gros pépère qui vit tranquillement dans un bassin, même s’il y a toujours un chat qui rode.

Poisson rouge dans bassin

Bassin d’accueil du dernier poisson rouge avec d’autre de son espèce.

Ce qu’il faut faire pour prendre soin de lui

Finalement, si je dois faire un bilan de cette expérience, c’est que sur certain point, je n’étais pas trop éloigné de ce que j’aurais dû faire. Nous allons voir ensemble, les différents pour permettre à votre poisson rouge de vivre en bonne santé.

L’aquarium

Sur ce point, je n’avais pas grand pouvoir, mais il était clair que j’avais du mal avec cette idée de bocal. Et effectivement, cela ne correspond absolument pas à un poisson rouge. Le volume d’eau n’est pas suffisant pour lui, le rendant sensible aux stress et aux maladies. Dans un volume d’eau trop faible, le poisson rouge est atteint de nanisme, lui provoquant de forte douleur. Il faut un volume de 50 litres par poisson. Il n’y a pas non plus de système de filtration.

Pour l’entretien, je le faisais une fois par semaine qu’il soit en bocal ou en aquarium. À ce niveau, j’étais dans les clous. Mais il y une chose que je ne faisais absolument pas correctement, je changeais entièrement l’eau et nettoyer même ce qui se trouvaient au fond. J’avais remarqué qu’il remuait beaucoup le fond et qu’il remettait ses propres déjections en suspension. Il aurait fallu que je garde une partie de l’eau pour la remettre ensuite. En effet, les bactéries nécessaires à la survie du poisson, je l’ai supprimé à chaque. Il fallait après six semaines pour qu’elle se renouvelle. Mais comme je le faisais à chaque fois, la faune bactérienne ne se reconstituait jamais.

La température, j’étais OK même si finalement, il fallait surtout faire attention à ce qu’elle ne soit pas bouillante. En fait une température froide est un signal pour le poisson rouge pour se reproduire.

Même si le mieux, c’est de se trouver dans un bassin en extérieur. Ou il peut grandir et atteindre une taille comprise entre 15 et 30 centimètres.

La nourriture

Voilà un point que je respectais sans le savoir. Je ne donnais que deux portions par jours et en petite quantité. Le poisson rouge digère très vite, et relâche alors rapidement ses défécations. Bon, on ne va pas se mentir, je n’ai jamais pris le temps de l’observer moi-même.

Sur le type de nourriture, j’étais OK, même si c’était celle fournie. C’était des granulés qui flottaient en surface, évitant de contaminer davantage son eau. Par contre, il aurait fallu que je change régulièrement le type de nourriture, de la nourriture vivante ou végétale, sèche ou congelé.

Le jeun du week-end imposé. Finalement et j’en suis rassuré, cela était bénéfique pour sa santé. Même si c’est plutôt un jour qui est conseillé.

Le nombre

Les poissons rouges sont des animaux grégaires, ils vivent en banc. Alors, malheureusement, sur le nombre de poissons, je n’ai pas eu mon mot à dire. Maurice est arrivé seul, et de toute façon le volume n’aurait pas été suffisant pour deux. Pour la deuxième fois, ils étaient bien deux, ce qui était bien mieux pour Ed et Al.

En conclusion

J’ai grandi avec des animaux autour de moi. Les chats peuvent aller et venir comme ils le souhaitent. Les chiens ont suffisamment de place pour se défouler, et quand les températures le permettent, ils peuvent aller et venir sans problème. Alors voir ce pauvre poisson tourné dans cette espace réduit, me faisait mal au cœur. On peut dire que je n’ai pas aimé l’expérience, d’autant plus qu’elle m’a été imposé.

D’autant plus qu’un poisson rouge, contrairement à la croyance populaire, ne vit pas deux ou trois ans. En effet, il peut atteindre les 20 ans voir les 30 ans. C’est une chose que j’ai aussi découverte en faisant des recherches pour cette histoire.

Si vous souhaitez vous séparer de vos poissons rouges, ne les libérer pas dans les rivières et les fleuves. Ils se reproduisent avec les individus sauvages et peuvent provoquer des dégâts sur l’espèce. Les poissons rouges en liberté sont considérés comme une espèce invasive. Il en est de même pour les espèces végétales qui se trouvent dans les aquariums.

Les animaux ne sont pas des objets qu’on prend pour satisfaire ses besoins, c’est un être vivant dont nous prenons la responsabilité. Nous devons assurer ses besoins pour lui permettre de vivre dans de bonne condition.

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Ressources (visités le 09/02/2019)

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