La vie d’une orque de l’Atlantique Nord

orque - épaulard

Orque, épaulard. Wikipédia

Carte d’identité :

  • Nom commun : Orque, épaulard
  • Nom nominal : Orcinus orca
  • Classe : Mammalia (allaitement des jeunes)
  • Ordre : Cetacea (narines appelées évents repoussés en arrière du crâne, absence de cou, membres sous forme de nageoires)
  • Famille : Delphinidea
  • Nombre de populations différentes : 9
  • Espérance de vie : 35 à 60 ans.
  • Répartition : Mondiale

La vie normale d’une orque mâle résident dans l’Atlantique Nord au XXe siècle.

Son apprentissage dans un groupe familial

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Une orque femelle avec son petit. Christopher Michel [CC BY 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0)]

L’orque femelle porte son petit entre quinze et dix-huit mois, c’est un mâle qui est sur le point de naître du nom de Willy. Le moment venu, ce qui sort en premier est sa queue, sa mère nageant en continu tout en se tournant régulièrement. Après un dernier effort, la petite orque sort enfin et rejoint immédiatement sa mère pour nager à ses côtés. Willy pèse entre 150 et 220 kilogrammes pour une taille comprise entre 2 et 2,70 mètres. Les zones qui sont habituellement blanches chez les adultes, apparaissent jaunes orangés chez lui, comme tout jeunes qui viennent de naître.

Sa mère est encore inexpérimentée, elle a quinze ans et c’est son premier petit. Mais elle peut compter sur les femelles plus âgées pour l’aider dans cette tâche. Elles remontent la jeune orque régulièrement à la surface pour s’assurer qu’il reprenne sa respiration. Ils le feront jusqu’à ce que Willy le comprenne et le fasse par lui-même.

Pendant les six premiers mois de sa vie, la jeune orque est dépendante de sa mère pour la nourriture, restant au près d’elle continuellement. Willy la tète, mais à ce moment-là c’est la mère qui fournit l’effort. En effet les orques ne possèdent pas de lèvre, c’est alors la mère qui doit volontairement contracter ses mamelles pour lui fournir le lait. La jeune orque doit se nourrir plusieurs fois dans la journée, pour cela, il la stimule par des attouchements brefs. Pendant toute cette période, il est en période d’apprentissage. Sa mère lui montre les différentes techniques spécifiques à son groupe.

La matriline, une famille

orque - groupe - épaulard

Groupe d’orque résident. Wikipédia.

La jeune orque appartient à une matriline, dont tous les membres appartiennent à une même famille, avec une femelle dominante dont Willy est un descendant. C’est l’unité de base des orques résident de l’Atlantique Nord, un des neufs groupes d’épaulards. Au-dessus, se trouve les cosses, qui est un grand groupe qui voyage ensemble. Les clans sont des cosses dont les dialectes sont très proches, certainement parce qu’ils possèdent des ancêtres communs. La jeune orque appartient à un groupe constitué de sept membre, mais il peut monter jusqu’à cinquante.

Lors de chasse qui se font en groupe, la jeune orque apprend les techniques qui sont propres aux résidents de l’Atlantique Nord. L’une d’elle consiste à regrouper un banc de poisson à l’aide de bulle et de son qui empêche la fuite des plus téméraires. Le moment venu, l’orque doit donner un violent cou avec sa nageoire caudale à la surface pour les assommer, voir les tuer. Parfois en ressortant de l’eau en même temps qu’il reprend sa respiration, en profitant pour en donner à la surface de l’eau.

Les six premiers mois de sa vie sont déterminants, le jeune épaulard a malheureusement une chance sur deux de mourir durant cette période. Dans les environs de ses un an, Willy commence à manger du poison, tout en continuant de téter sa mère jusqu’à ses deux ans. L’orque doit aussi apprendre le langage par vocalisation qui est propre à son groupe. Pendant ce laps de temps, il a compris comment utiliser son sonar. Ainsi que le langage qui est propre à son clan dont la matriline est affiliée. Mais le jeune orque développeun langage qui lui est propre, comme tout les autres épaulards qu’il connaît et qu’il croisera.

Le cycle de la vie chez les orques

orque - épaulard

Orque hors de l’eau. Wikipédia.

L’orque mâle a maintenant 15 ans, Willy mesure entre 6 et 9 m, pour un poids compris entre 5 et 8,5 tonnes. Comparé à lui, les femelles sont plus petites, mesurant entre 6 et 7 m pour en poids compris en 3 et 4 tonnes.

Durant tout ce temps, l’orque est restée proche de sa mère, qui a donné naissance à deux femelles dont une toujours allaitée. Les femelles donnent naissance à un autre petit tout les cinq ans. Comme tout membre de son groupe, Willy s’occupe aussi des plus jeunes qui appartiennent à sa matriline.

Mais un jour, la vieille matriarche finit par mourir de vieillesse, elle est alors âgée de 50 ans. Une autre femelle prend sa place, dont il possède aussi un lien de parenté. Dans le cas contraire, cela aurait été compliqué pour lui, c’est sa mère qui lui permet de rester. Si le groupe avait été plus important, Willy aurait éclaté en plusieurs petits groupe, dont une femelle aurait pris la charge.

L’orque mâle est maintenant prêt à s’accoupler, et pour cela, il doit quitter temporairement la matriline, évitant ainsi la consanguinité. Willy doit alors s’opposer à d’autres mâles, non pas par des combats, mais par des vocalises. C’est la femelle qui choisie, et c’est Willy qui est l’heureux élu. Le couple temporaire vocalisent ensemble pour signifier qu’ils sont tout les deux d’accord. L’orque mâle commence à tourner autour de la femelle, la caressant avec ses nageoires. Le mâle vigoureux féconde alors sa belle à plusieurs reprises, devant respirer régulièrement. Une fois son travail terminé, Willy repart dans son groupe, laissant le petit à naître aux orques de l’autre matriline.

Une palette de technique de chasse

orque -épaulard - frappe

Orque frappant la surface de l’eau. Wikipédia.

Les orques sont en compétitions avec les hommes pour les poissons, alors il arrive que la matriarche décide de s’attaquer à une proie particulière, un baleineau. C’est sous les directives de la vieille femelle que l’orque mâle agit, avec d’autre membre de son groupe.

Ils doivent isoler le petit de sa mère et le garder sous l’eau pour l’épuiser. Leur proie finit par se noyer, épuisé de ce combat. L’orque mâle peut alors l’attaquer avec sa puissante mâchoire, la deuxième en termes de puissance dans le règne animal. L’épaulard arrache des morceaux, d’abord dans les parties les plus tendres, et se dépêche dans les enfuir dans les profondeurs pour les manger plus tard. Willy rejoint son groupe pour recommencer son méfait. Dans sa matriline, ce n’est pas une pratique courante de s’attaquer à une telle proie, préférant les poissons.

Sa vie passe, il a plusieurs petits dans d’autre matriline, tandis que son propre groupe est en bonne santé, il y a beaucoup de jeune qui y naisse. Le vieux mâle s’éteint paisiblement dans les eaux de l’océan Atlantique. Durant toute sa vie d’adulte, les requins n’ont pas su lui faire peur, s’évitant lorsqu’ils se croisent. Willy possédait pour lui la force du groupe.

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Les orques présentes sur Histoire de Compagnie

  • Keiko, une orque rendue célèbre par le film Sauvez Willy. Découvrez sa vie avant et après le film, les différentes étapes qu’il a connues avant de pouvoir enfin s’éteindre paisiblement.
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Anecdotes sur l’orque

  • Les coussins terrestres les plus proches sont les hippopotames.
  • Lorsqu’un épaulard s’échoue, sa cage thoracique est écrasé, à cause de ses os trop fragile, mais adapté au fond marin.
  • Il est un super-prédateur.
  • Les techniques de chasse varient suivant la population d’orque observée.
  • Les orques adultes peuvent s’attaquer à des requins, la technique consiste à les retourner.
  • Seule espèce du genre Orcinus, signifiant « qui a trait à la mort. »
  • Décrite pour la première fois en 1758, sur une orque échouée.
  • Les neuf types de population ne se mélangent pas, des études sont réalisées pour déterminer s’il s’agit de sous-espèce.
  • Il possède une culture qui se transmet.
  • Il peut apprendre le langage des dauphins.
  • Les PCB sont responsables de la disparitions de certaine population d’orque.

Sources (mis à jour le 04/03/2019)

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