Le lion Christian, de Londres à la savane

lion - Christian - en voiture - Londres

Christian, un lion londonien dans la savane. Image issue de www.kenyasafari.com

De l’enclos d’un zoo à un appartement londonien

Le lion Christian naît le 12 août 1969 dans le zoo d’Ilfracombe dans le conté de Devon. Mais sa mère Marie le rejette ainsi que sa sœur. C’est alors aux soigneurs du zoo que revient la charge deprendre soin d’eux, les nourrir, leur apporter l’intention nécessaire. Quelque mois plus tard, en novembre 1969, ils sont vendus au grand magasin Harrods de Londres. Christian, alors nommé Marcus et sa sœur Martha restent toute la journée dans une cage, les clients s’arrêtant devant eux comme une simple attraction.

Les deux lionceaux ont trois mois et un jour, deux hommes s’arrêtent devant leurs cages attristés de les voir ainsi. Ace Bourke et John Rendall, deux australiens l’achètent alors au magasin persuadés qu’ils pourront lui offrir un vie meilleur. Le lionceau Christian se retrouve alors dans un appartement sur Kings Road à Chelsea à vivre avec les deux hommes. Ils lui découvrent un caractères doux, qui aime la compagnie des Hommes. Christian joue aussi avec la femme de ménage, avec l’aspirateur, lui volant des chiffons. Pour le lionceau, tout peut devenir un jouet, qui finit souvent en lambeau.

Le quotidien du petit lion Christian

Christian profite de promenade en voiture dans les rues de Londres accompagnant les deux hommes dans leurs diverses sorties. Le temps passe et Christian grandit normalement mais l’espace commence à lui manquer dans l’appartement. Le lion doit alors dormir dans le sous-sol du magasin, qui se trouve dans le même bâtiment que l’appartement.

lionceau - Christian - sur une table

Le lion Christian dans le sous-sol du magasin. Image issue de www.oprah.com, de Virginia McKenna / bornfree.org.uk

Christian accompagne les deux hommes dans des sorties dans le cimetière d’une église chaque après-midi, jouant à la balle, où plutôt au ballon de football. Mais il est aussi présent dans le magasin de meuble où les deux hommes travaillent. Le lionceau se couche dans un grand panier lorsqu’il ne suit pas les deux hommes dans la jungle de meuble. Il arrive aussi que le jeune lion se couche devant les vitrines à la vue de tout les passants. Son public le plus important sont les enfants qui s’amassent pour le voir.

À six mois, Christian avale trois kilos de viande par jour, augmentant un peu plus chaque jour. Mais il ne meurt pas de faim, les deux hommes peuvent compter sur l’aide de nombreuses personnes. Christian peut alors profiter d’énormes morceaux de steak d’un restaurateur, ainsi que de très gros os.

Les problèmes de vivre avec le Roi de la jungle

Mais l’entretien du lion coûte chère, Christian pose alors pour des photographies pour Pâques. Il est mis avec des poussins qu’il regarde sans leur faire de mal. Ils passent devant lui, reste sans bouger, sans tenter de les dévorer. Il ne montre pas de signe d’agressivité envers les Hommes non plus, mais l’instinct du lion est là. Un jour, un client vient avec une ceinture en fourrure qui traîne par terre, Christian en saisit le bout. Ace tente de lui prendre, mais le lion protège sa proie, grognant pour lui signaler qu’il ne peut y pas toucher.

lion - Christian - sur la plage - repos

Christian sur la plage après avoir couru. Image issue de www.oprah.com, de Virginia McKenna / bornfree.org.uk

Un jour d’été 1970, un couple se rend dans le magasin de meuble où se trouve le lion Christian âgé maintenant de huit ou neuf mois et pesant 70 kilos. Ce sont Bill Travers et Virginia McKenna, deux personnalités qui ont permis à une lionne Elsa de retourner à l’état sauvage. Ils proposent alors aux deux hommes de permettre à Christian de vivre dans un environnement naturel, loin des Hommes. Ils acceptent, le bien-être de leur protégé se posait déjà à eux. Les deux hommes refusaient de le laisser dans un zoo ou un cirque.

Les derniers du lion Chirstian aux Royaume-Uni

En attendant la réponse du pays d’accueil, Christian change de lieu de vie. Il se retrouve chez le couple, une roulotte pour dormir avec un enclos fait spécialement pour lui. À travers le grillage, il peut jouer avec le chien du couple. Les deux hommes restent à ses côtés, les dernier moments ensemble, ne montrant toujours aucun signe d’agressivité envers eux. Ce dernier sait lorsqu’il doit se calmer, mais jamais il n’a été battu pour réagir ainsi. Les deux hommes avaient conscience que cela n’aurait rien donné. Que le lion aurait pu se retourner contre eux. Christian y passe son premier anniversaire, un gâteau de viande hachée pour marquer ce moment symbolique.

Les promenades à la plage sont régulières pour le lion. Mais Christian n’aime pas l’eau, malgré les jets du précieux liquide, il ne rentre pas. C’est à peine si une patte entre en contact avec l’eau froide. Ils jouent alors au ballon, courent pendant de longue distance, avant de s’asseoir sur le sable. Cette vie dure alors pendant trois mois pour le lion Christian avant d’enfin partir pour sa terre d’accueil, le Kenya.

Le lion Christian, de la jungle urbaine à la savane

lion - Christian - dans la savane

Christian dans la savane africaine. Image issue de www.oprah.com, de Virginia McKenna / bornfree.org.uk

À la fin de l’année 1970, le lion Christian pose une patte sur la terre de ses ancêtres. Il était la cinquième génération à naître en captivité en Europe.

Il arrive dans la capitale du Kenya, seul dans une caisse, à Nairobi, passant de l’hiver londonien à la chaleur de l’Afrique. Pour le voyage en avion, le lion a reçut un léger sédatif avec de retrouver ses deux humains après un voyage de quinze heures. Christian et les deux hommes doivent parcourir encore plus de 300 km dans la broussaille africaine. Enfin ils arrivent dans les terres d’accueil du lion, la réserve naturelle de Kora, une zone loin des villes et des Hommes.

Mais pendant le voyage, le lion doit faire ses besoins, la voiture se stoppe. Christian descend sans s’éloigner avant de remonter dans le véhicule. Christian passe alors sa première nuit en Afrique mais pas sous le ciel étoilé, mais dans une tente avec les deux amis. Le lion a ses habitudes, attendant un certain confort, celui d’un lit, la tête posée sur un oreiller. Puis vint, au cours du séjour, sa première rencontre avec la faune africaine, les hippopotames et les crocodiles. Le lion Christian ne montre aucune animosité envers eux, semblant paisible dans cet environnement loin de Londres.

Sa première épreuve pour vivre libre

Le lion Christian passe son premier vrai défi, être accepté par un lion adulte du nom de Boy qui le voit immédiatement comme une menace. La première rencontre est tendue, Christian est effrayé devant ce lion adulte, il n’avait vu alors que son père Butch. Boy fonce dans le grillage qui les sépare tandis que Christian se cache derrière les jambes des deux humains. La deuxième rencontre se fait en liberté, les deux lions se font faces et le combat s’engage. Christian est couché à terre, se défendant contre les violents coups de patte du lion adulte. Mais Christian saît instinctivement ce qu’il doit faire, il se met en position de soumission. Il se met sur le dos afin que Boy l’accepte. Ils forment ensemble le noyau d’un nouveau groupe, avec une petite femelle orpheline, Katania.

lion - Christian - retrouvaille

Christian qui retrouve les deux Australiens après un an de séparation. Image issue de www.kenyasafari.com

Les deux amis partent alors après quatre semaines sur place Christian suit leurs traces avant d’abandonner et de retourner au camp. Les deux lions s’entendent  bien, passant leurs temps ensembles avec la petite femelle. Ils disparaissent aussi pendant plusieurs semaines. Le jeune groupe subit de nombreuses épreuves. La jeune femelle, Katania se fait dévorer par un crocodile tandis que Boy se fait attaquer par un lion dominant qui le change totalement. Boy se montre dengeureux pour les Hommes et les autres lion. Adamson doit alors l’abattre le 6 juin 1971.

Le retour des deux Australiens

Finalement, il ne reste que Christian dans le noyau d’origine, lui qui avait été effrayé par un épouvantail. Il reste des heures à côté de la tombe de Boy. Il se montre davantage peureux, maintenant que Boy n’est plus à ses côtés. Le lion Christian devient alors le seul mâle du groupe anciennement dominé par Boy.

En 1971, les deux hommes reviennent au Kenya pour le voir une nouvelle fois. Mais contre toute attente, alors que Christian n’avait pas été vu depuis longtemps, il se présente devant les deux hommes, en haut de la colline. Il s’avance prudemment, les fixant de loin, restant prudent. Les deux hommes crient son nom et Christian les reconnaît enfin, il se précipite sur eux. Le lion les enroule dans ses grandes pattes, se tenant sur ses pattes arrières, passant de l’un à l’autre, tandis qu’ils le caressent. Mais Christian n’est pas venu seul, il est accompagné de deux lionnes, Mona et Lisa, et d’un lionceau adopté, Supercub.

La souvenir d’un lionceau devenu Christian, le lion

lion - Christian - devenu adulte - avec Adamson

Christian devenu adulte avec Adamson. Image issue de www.kenyasafari.com

Pendant leur séjour en Afrique, Christian saute sur le dos d’un assistant d’Adamson. Il le plaque, saute avant de rouler sur le sol et de le taper avec ses pattes arrières. Il reçoit un coup sur le museau, se stoppant de son action.

Les deux hommes restent en Afrique pendant neuf jours, revoyant régulièrement le lion et sa troupe. Lors d’un repas, le troisième jour, le lion Christian entre dans le camp, grognant d’excitation et pousse Adamson. Le lion tente de s’asseoir sur les genoux des deux hommes, comme par le passé alors qu’il pèse près de 230 kilos. Il les quitte à nouveau, avant de le retrouver à nouveau en juin 1972.

Une vie et une mort dans la nature

Mais le lion Christian n’est plus le même qu’avant, il a maintenant trois ans et il est beaucoup plus gros, avec sa grande crinière. Il se présente à nouveau au camp, ses rougissements sont bien plus fort. Christian s’assoie avec les Australiens mais il ne reste pas longtemps, s’éloignant pour retourner à sa vie sans eux. Lors de la dernière nuit, les deux hommes retrouvent un lion insouciant, jouant comme un fou. C’est la dernière fois que les deux hommes le voient.

Avec le temps, Christian et son groupe passe moins de temps dans le camps, s’éloignant de plus en plus. La dernière fois qu’il est vu, c’est en 1973 alors qu’il se dirige vers le parc national de Meru. Il vit pleinement le quotidien d’un lion d’Afrique, pouvant atteindre l’âge de 10 ans, après avoir perdu sa couronne.

D’autres animaux ont eu la chance de retourner à l’état sauvage, c’est le cas de l’orque Keiko, célèbre pour son rôle de Willy dans le film éponyme. Mais aussi du kangourou Roger,  retrouvé alors qu’il se trouvait dans la poche de sa mère décédée. Mais ce sont malheureusement des cas exceptionnels, ainsi l’éléphanteau Jumbo et l’hippopotame Komir n’ont connus que la captivité. N’oubliez pas de laisser un commentaire. Que ce soit pour faire connaître votre avis où améliorer les biographies et les articles d’Histoire de Compagnie. En vous remerciant de votre lecture et d’avoir découvert cette histoire.

Média

En 1971, les deux australiens ont publié son histoire A lion called Christian. Ce livre a été réédité en 2009, après que la vidéo de leur retrouvaille soit devenue virale sur YouTube. La vidéo provient du documentaire Christian – the Lion at World’s End réalisé en 1970 par James Hill et Bill Travers, renommé Christian the lion. En 2009, un nouveau documentaire est réalisé, reprenant le nom du livre, diffusé mondialement.

Sources

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