Hippopotame, sa vie dans la nature

hippopotame

Diego Delso, delso.photo , Licence CC-BY-SA

Carte d’identité

  • Nom commun : Hippopotame commun, hippopotame amphibie
  • Nom nominal : Hippopotamus amphibius
  • Classe : Mammalia (allaitement des jeunes)
  • Ordre : Artiodactyles (possède un nombre pair de doigts par pied)
  • Famille : Hippopotamidae (yeux, narines et oreille sont au sommet du crâne, les testicules se trouvent à l’intérieur du corps)
  • Nombre de sous-espèces reconnues : 5
  • Espérance de vie : 40 à 50 ans
  • Répartition : Afrique
  • État de conservation : Vulnérable

La vie normale d’un hippopotame mâle au XXe siècle

Naissance à la saison des pluies

hippopotame - petit

Hippopotame avec son petit. Photo de Jnissa ( cc-by-2.0) (Wikipédia)

Cela fait huit mois que le petit hippopotame se trouve dans le ventre de sa mère, et il est maintenant temps pour lui de naître. Ce qu’il ressent en sortant n’est pas une douce brise chaude de la savane, mais de l’eau. L’hippopotame est un animal amphibie et il y passe l’essentiel de son temps. Dès sa naissance, Pat, son petit nom,  doit se mettre en action, remonter pour prendre sa première bouffée d’oxygène. Avec sa mère, le jeune, ils se trouvent à part des autres hippopotames. Il pèse entre 25 et 50 kilogrammes et mesure environ 125 centimètres.

Au début le petit hippopotame monte sur le dos de sa mère lorsque la profondeur de l’eau est trop importante pour lui. Lorsqu’il a faim, le petit hippopotame doit plonger pour téter sa mère. Mais il arrive qu’il le fasse à la surface lorsque sa mère doit aller manger. Pat doit alors à prendre à se déplacer dans l’eau, lieu il passera l’essentiel de son temps. Pour cela, il doit faire des bons dans l’eau, et remonte à la surface pour respirer. Mais lorsqu’il dort, Pat remonte à la surface de façon totalement inconsciente.

Dans les premiers temps de jeune vie, le petit hippopotame doit faire quelque chose nécessaire pour sa survie. En effet, il doit boire les déjections de sa mère qui se trouve dans le bain familial. Cela pour y absorber les bactéries qui coloniseront son appareil digestif. Ils resteront seuls, à part du groupe pendant 10 à 14 jours. Mais Pat n’est pas le premier-né de sa mère, elle a deux autres petits dont elle est toujours très proche.

Un lien maternel très fort

hippopotame - groupe

Hippopotame en groupe. Image de Diese Datei (licence CreativeCommons) (Wikipédia)

C’est le début de la saison des pluies, les mares laissent place au fleuve qui reprennent vie et de nombreux autres petits hippopotames sont là. Les femelles laissent leurs petits à d’autres pour les surveiller, le jeune mâle est alors dans une crèche. Les mères peuvent alors brouter tranquillement sans à avoir à les surveiller pour leurs sécurités. Les prédateurs rodent, les lions sont prêts à s’en prendre à une proie facile comme un petit hippopotame. Durant ces moments, le jeune peut alors s’entraîner au combat par des jeux avec les autres qui se trouve dans la crèche. Mais les blessures sont rares puisque les plus jeunes ne possèdent pas encore de dent.

Pat grandit dans un groupe, où se trouve essentiellement des femelles, une dizaine, avec un seul et unique mâle dominant, son père. Les autres peuvent rester dans le groupe s’ils se montrent dociles. Les hippopotames se montrent territoriaux dans les eaux. Le dominant considère que c’est son domaine et permet leurs présences. S’ils remettent son pouvoir en cause, alors ils devront partir.

Le jeune hippopotame commence son sevrage, Pat a alors entre six et huit mois, et le sera totalement à ses un an. Mais il broute depuis ses trois semaines, et les excréments qu’il a absorbés avant, lui permettent de digérer les fibres. Le jeune hippopotame n’a pas besoin de ses dents pour brouter, il arrache l’herbe avec ses lèvres épaisses.

Une vie aquatique nécessaire

hippopotame - immersion

Hippopotame partiellement immergé. Image de Loadmaster (David R. Tribble)[CC BY-SA 3.0]

Le jeune mâle hippopotame mène une vie essentiellement dans l’eau, que ce soit dans des lacs, des rivières ou de simples mares. En effet, suivant le moment de l’année, après les précipitations, l’eau s’évapore, ne laissant que des mares disparates. Pat y est parfaitement adapté, ses yeux, ses oreilles et ses narines se trouvent au haut de sa tête. Les deux derniers peuvent même se fermer lorsqu’il va sous l’eau. Lorsqu’il était petit, il devait remonter tout les deux à trois minutes, maintenant Pat peut rester cinq minutes sous l’eau. L’hippopotame entend les sons de ses congénères dans les eaux et en surface.

L’hippopotame fait tout ce qu’il a à faire dans l’eau, il n’en sort que pour manger. Et pour cela, il attend le crépuscule pour commencer sa recherche de nourriture. Il y passe quatre à cinq heures à chaque fois, pouvant parcourir une dizaine de kilomètres, pour avaler près de 70 kilogrammes d’herbe. Lorsqu’il fait ses besoins, Pat les répand dans tout les sens avec sa queue qu’il bouge dans tout les sens. Gare à ceux qui se trouvent tout près. Mais cela fait la joie des poissons qui s’y précipitent.

Pour se nettoyer, l’hippopotame peut compter sur de multiple service offert par diverses espèces. Les pique-bœufs, toujours présents pour le débarrasser des parasites. Mais s’il veut se faire nettoyer la gueule, Pat peut compter sur les poissons. Pour leur signifier qu’il est disponible, il ouvre la gueule, et les poissons enlèvent les débris qui s’y trouve. Lorsqu’il était plus jeune, c’était lui qui pouvait sen occuper, rentrant profondément dans la gueule des adultes.

Un Roi absolu

hippopotame - mâle - combat

Hippopotames mâles qui se battent. Nilsrinaldi [CC BY 2.0](Wikipédia)

La mère hippopotame et son petit reste ensemble pendant six ans, c’est un lien très fort qui existe entre eux. Mais une fois qu’il a environ sept ans, il est temps pour l’hippopotame mâle de tenter sa chance. En effet, Pat a atteint la maturité sexuelle, qui est beaucoup plus tard que chez les femelles, entre quatre et cinq ans.

Mais pour cela, il doit renverser le mâle dominant actuel, son père. Le jeune hippopotame doit passer par l’épreuve de force, s’imposer comme le plus puissant, pour faire de son harem, le sien. Le propriétaire des lieux lui fait une démonstration de force, ouvrant entièrement la gueule. L’échange entre les deux mâles est violent, chacun tentant de prendre l’ascendant sur l’autre. Malheureusement, ce n’est pas encore son moment, le vieux mâle est beaucoup gros que lui. Le dominant relève la tête en signe de domination, tandis que Pat remue la queue vigoureusement pour lui signaler qu’il se soumet. Les mâles continuent de grossir tout au long de leurs vies contrairement aux femelles.

Après plusieurs tentatives au cours des années, le jeune hippopotame doit alors vivre une vie de solitaire, il a refusé de se soumettre. Mais les prédateurs ne sont pas une menace pour lui. Comme tous ceux de son espèce, il a un mauvais caractère, que ce soit les lions, les hyènes ou les crocodiles, ce n’est pas lui qui partira. Surtout après un combat, l’hippopotame est encore très excité, et dangereux pour tous ceux qui l’approche. Il en est de même avec les femelles, sa mère s’est montrée très protectrice avec lui lorsqu’il était encore petit. Même si déjà à ce moment, défier un rhinocéros adulte, cela ne lui faisait pas peur, mais Pat respectera toujours l’autorité des grands sages de l’Afrique, les éléphants.

Dominant pour s’accoupler

Jusqu’au jour où son moment arrive. En effet, l’hippopotame gagne son combat contre un vieux mâle dominant d’un coin d’eau possédant de nombreuses femelles. Ses dents pointues, ses canines et ses incisives qui ne sont là que pour le combat. Les premières servent pour blesser tandis que les secondes sont pour la défense, tentant de bloquer l’autre. Le jeune mâle arrive à le blesser à plusieurs reprises, transperçant sa peau épaisse, et finis par le dominer totalement. Malheureusement, dans le combat plusieurs petits sont morts sous les coups des deux mâles. Le combat a été très violent.

Le jeune hippopotame est maintenant le dominant de ce coin d’eau et des femelles qui s’y trouve. C’est lui qui devra se défendre contre les autres mâles célibataires, les soumettre ou les faire fuir. Pat a maintenant le droit de se reproduire avec les femelles se trouvant sur son territoire. Comme toujours, tout se passe dans l’eau, il lui monte dessus et l’immerge complètement. La femelle ne remonte que périodiquement pour respirer.

Le cycle recommence, et les eaux diminuent comme chaque année. L’hippopotame, territorial dans l’eau mais pas sur terre, défendra son coin d’eau même contre d’autres espèces. Ainsi, les crocodiles qui partagent son coin d’eau peuvent se faire attaquer. Il les prévient avant, mais s’ils prennent son message à la légère, ils en payent le prix. L’hippopotame mène un assaut sur les crocodiles, attaquant ceux qui osent s’opposer à lui. Sa mâchoire puissante équipée de dents aiguisées ne leur laisse aucune chance de survie. Surtout, s’il se trouve au milieu de tout un groupe.

Excès de fierté

hippopotame - tribu - nourriture

Hippopotame trainait par une tribu. Image de Frederick H. A. Seymour [Public domain]

L’hippopotame attaque aussi les bateaux qui oseraient venir sur son territoire. Ils peuvent alors renverser le petit bateau, mettant à l’eau tout ses occupant. Ils peuvent s’en arrêter là, ou bien décider de les attaquer, les blessant, voir tuant les occupants.

Sa fin de vie n’est pas aussi tranquille, c’est à son tour de perdre son coin d’eau, pris par un plus jeune. L’hippopotame vieux et blessé doit alors trouver un nouveau coin de vie, mais tout ce qui reste sont des mares et des rivières qui ne le recouvrent pas entièrement. Il finit par trouver une zone pas trop mal, avec de l’herbe à proximité, mais il y a déjà des occupants, des lions.

Pat tente le bluff en les chargeant mais cela n’impressionnent guère les lions. L’hippopotame retourne alors dans la rivière asséchée, et attend qu’ils partent. Sans succès, à la nuit tombée, il tente de trouver de l’herbe fraîche, mais les lions le surprennent. Les lionnes s’accrochent fermement à lui, attendant que le vieil hippopotame se fatigue. Pat sert alors de repas à ce clan de lion qui ont eux-mêmes des petits affamés.

Une fois devenu adulte et dans la force de l’âge, les prédateurs n’étaient plus une peur pour lui. Dans la région où il vivait, les hommes parcourent les terres à la recherche d’hippopotame. Et il aurait pu devenir une de leurs cibles, non seulement pour sa viande, mais surtout pour ses dents, pour ses ivoires.

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Les hippopotames présents sur Histoire de Compagnie

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Anecdotes sur l’hippopotame

  • Hippopotame signifie cheval des rivières en grec.
  • Il était présent en Europe, sous une forme naine.
  • Troisième plus grand mammifère terrestre.
  • Ils sont incapables de sauter.
  • Il est considéré comme un pseudo-ruminant, il ne recrache pas sa nourriture pour la ravaler.
  • L’organe reproductif du mâle se trouve à l’intérieur de leur corps.
  • Il n’y a pas dimorphisme sexuel.
  • Des jumeaux peuvent naître occasionnellement.
  • Sa peau secrète une crème solaire naturelle.
  • Les excréments provoquent l’asphyxie des poissons lorsque les mares se connecte aux fleuves à la saison des pluies.
  • Une population d’hippopotame libre est présente en Amérique du Sud.

Sources (visités le 08/03/2019)

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