Komir, l’hippopotame jaloux

Carte d’identité

komir, hippopotame, Jeannot

Komir, l’hippopotame jaloux.

  • Nom : Komir (proviens de komm hier, viens ici en allemand)
  • Né en 1974, lieu inconnu
  • Décédé le 9 juin 2000 au zoo de Pessac, Nouvelle Aquitaine (France)
  • Age : 26 ans
  • Espèce : Hippopotame commun (Hippopotamus amphibius)
  • Sexe : M

L’histoire vraie de l’hippopotame Komir

Découvrez la vie de Komir et les possibles raisons qui l’ont fait agir, maintenant défini par une seule journée. L’origine de son prénom dont vous aurez du mal à ne plus voir la signification à chaque fois que vous le lirez.

Un ordre pour nom

Le lieu de naissance de Komir n’est pas connu, mais il pourrait être né en Allemagne aux alentours de 1974. L’hippopotame se trouve alors dans un cirque allemand, voyageant sur les routes pour des représentations. C’est en 1976 que l’hippopotame Komir arrive au zoo de Pessac, et qu’il y rencontre le directeur, Jean Ducuing, surnommé Jeannot. Cela devait être temporaire qui est devenu un permanent. Un mal pour un bien pour Komir.

Le jeune hippopotame Komir entre alors dans la mare qui est prévu pour lui. C’est à ce moment là que son nom au sein du zoo est choisi. En effet, les dresseurs allemands lui ordonnent en allemand de rentrer dans son enclos, avec l’ordre « komm hier ». Il porte alors un ordre comme nom pour le désigner. Néanmoins, une amitié naît entre l’hippopotame et le directeur du zoo.

Komir, l’hippopotame possède une mare, essentiellement à sa survie et pour son équilibre mental. Il peut alors exprimer sa nature profonde, et soulager ses pattes de son corps imposant. Son enclos présente aussi de l’herbe, et un abris pour la nuit, le tout délimité par un muret et un grillage électrique.

Des journées qui se répètent

komir - hippopotame - nourris

L’hippopotame Komir nourris par des enfants. Image de Sudouest.

Pendant 23 ans, la vie de Komir est routinière. Chaque jour, l’hippopotame voit les spectateurs se pressaient devant son enclos, il est la vedette des lieux. Avec Jeannot en maillot de bain rouge, il se met en scène, l’homme met sa tête dans la gueule de l’hippopotame. Komir ne referme jamais sa gueule sur l’homme, avec lequel il a une véritable relation de confiance.

Jeannot a tellement confiance dans l’hippopotame, qu’il laisse Komir avec des enfants. Ils peuvent alors le caresser, et lui donner à manger, lui remplissant la gueule. Se rendaient-ils compte du danger que représentait Komir ?

Il arrive aussi que l’hippopotame Komir s’enfuit de son enclos. Un coup de rein, une petite brûlure et il part en promenade dans le zoo, parfois au milieu des visiteurs. Seul Jeannot peur le ramener, parfois simplement avec la voix. Parfois son envie de liberté est plus grande, et il faut l’appâter avec de la nourriture pour le ramener dans sa petite marre.

Un jour tout changea, non pas qu’il n’y ait pas eu de signe. Jeannot délaisse l’hippopotame à la place d’un nouveau tracteur. Il passe devant Komir tous les jours pour ramasser les feuilles.

Un sentiment de jalousie envers cette machine qu’il monte naît-il à ce moment ?

Une trahison de la part de l’homme qui préférait l’hippopotame à une machine faite pour lui ?

Un jour, deux destins

hippopotame - komir - jeannot - bassin

L’hippopotame Komir, avec Jeannot dans le bassin. Image de Sudouest.

Dans tout les cas, le 1 novembre 1999, Komir s’échappe de son enclos et se retrouvant au milieu de l’allée. Le directeur avait passé toute la matinée dans l’enclos de Komir, l’hippopotame pouvait le voir monter sur son tracteur, lui tournant autour. Le personnel tente de le calmer, mais rien n’y fait, et Jeannot arrive sur son vélo dans sa direction.

L’hippopotame et l’homme se retrouve face à face, et ce dernier est confiant, Komir ne lui a jamais fait de mal. Mais pas aujourd’hui, il attrape Jeannot et son vélo dans sa gueule. Le vélo se retrouve écrasé, et le directeur transpercé par la mâchoire puissante de l’hippopotame. Komir le secoue dans tout les sens, pendant ce temps un homme se précipite sur lui, le frappant de toutes ses forces pour lui faire lâcher sa proie. Mais il est déjà trop tard, Jeannot meurt sur le coup, et Komir retourne calmement dans son enclos.

Komir passe ensuite quatre semaines dans son abri de nuit. Pendant son environnement change, un véritable enclos réservé au fauve est construit, avec un sas comme entrée. Les spectateurs se pressent encore plus devant son enclos pour voir l’hippopotame jaloux d’un tracteur. Il reprend ce rythme de vie jusqu’en décembre 1999, ou la tempête fait des ravages dans le zoo. Mais à sa réouverture, plus d’hippopotame, Komir meurt à l’âge de 20 ans, le 9 juin 2000.

121 jours plus tard

L’hippopotame Komir meurt-il de tristesse ? Apparemment non, c’est une occlusion intestinale dut à l’ingestion d’une boule en mousse qui l’emporte.

Au moment de venir chercher son corps, Komir se trouve dans sa marre. Il faut alors une grue pour le sortir de là qui pèse près de quatre tonnes. Il ne faut pas longtemps ensuite pour que sa peau soit enlever, et que son crâne soit aussi prélevé.

Komir, apparaît maintenant dans la galerie de l’évolution de Muséum National d’Histoire Naturelle. Les dents présentent sur son corps naturalisé sont vraiment les siennes, solidement attaché à son crâne. Il apparaît comme un très beau spécimen avec ses poils dans les oreilles et sur le museau.

Découvrez la vie qu’aurait pu avoir Komir s’il était né dans la nature, la vie d‘un hippopotame mâle en Afrique.

Un éléphant d’Asie qui est aussi passé dans un cirque et un zoo, découvrez la vie de l’éléphant d’Asie Siam.

Média

Mis à part quelques articles qui relatent ce moment de jalousie de Komir, l’hippopotame n’est présent dans aucun autre média.

Sources (visités le 08/03/2019)

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