Koko, le gorille qui parlait

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Koko, le gorille qui parlait avec Penny Patterson.

Carte d’identité :

  • Nom : Koko
  • Surnom : le gorille qui parle
  • Née 4 juillet 1971 au Zoo de San Francisco (Californie, USA)
  • Décédée le 20 juin 2018 à Woodside (Californie, USA)
  • Age : 47 ans
  • Espèce : Gorilla gorilla gorilla
  • Sexe : F

L’histoire vraie du gorille Koko

Ceci est l’histoire de Koko, surnommé « le gorille qui parle », mais comment a-t-elle appris un langage crée par les hommes et pour quelle raison ?

Contexte

La volonté d’étudier l’intelligence des gorilles intervient dans une époque ou plusieurs personnalités féminines s’engagent dans la recherche sur les primates. L’une des plus connut est Dian Fossey et son étude des gorilles des plaines de l’Ouest.  Ainsi que Jane Goodall sur les chimpanzés, et Biruté Galdikas sur les orangs-outangs, sous l’impulsion de Louis Leakey. C’est trois femmes sont surnommé les Trimates. Ainsi le projet initial du Dr Penny Patterson et du Dr Ron Cohn, était d’enseigner le langage des signes à des gorilles. Et ainsi en apprendre davantage sur la capacité cognitive par la communication directe.

Une vie hors du zoo

koko - penny patterson

Koko sur le dos de Penny Patterson.

Koko naît dans le zoo de San Francisco le 4 juillet 1971. Sa mère se nomme Jacqueline, et son père Bwana. Elle est issue d’un groupe de gorille des plaines de l’Ouest. De sa naissance et ses six mois, elle est à la vue de tous derrière une vitre. Mais passé ce temps, le gorillon Koko tombe malade, et se retrouve dans une roulotte sur le terrain  du zoo, à l’abri des regards, et cela jusqu’à ses un an. C’est alors qu’elle fait la rencontre de la future doctorante en psychologique Penny Patterson dont Koko ne devait être qu’un sujet d’étude pour sa thèse.

Ce n’est quand 1974 qu’elle est transférée vers l’université de Standford. L’étudiante lui apprend le langage des signes américains, comme pour un enfant, répétant les gestes en les associant à ce qu’il représente. Les trois premiers mots que Penny Patterson lui apprend son « nourriture », « boire » et « plus » Il ne fallut que deux semaines au gorille Koko pour comprendre le principe du langage des signes. Mais ce que la scientifique ne savait pas encore, c’est que les gorilles communiquent déjà par des symboles ainsi que par vocalisation. En seulement 5 ans, elle maîtrise 200 mots, ne montrant qu’un an de retard sur un enfant du même âge. Mais il fallut beaucoup de patience à Penny pour lui apprendre ce langage, tout comme il lui fallut du temps pour comprendre le gorille en retours.

Sa vie avec Penny Patterson

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Koko, avec Mickael et Penny Patterson.

Durant ses jeunes années, Koko écoute l’histoire des Trois petits chatons. Elle lui est contée encore et encore. Cette histoire est devenue la préférée de Koko. Mais elle aime aussi des films comme, entre autre, Sauvez Willy ou encore Dr Dolittle.

Un autre gorille vient s’ajouter à l’expérience en 1976, c’est un jeune mâle se prénommant Michael. Mais Koko ne l’aime pas et le fait savoir. Montrant sa jalousie envers ce nouvel arrivant plus jeune, 3 ans, se bagarrant sans cesse avec lui. Pour les forcer à s’entendre, les deux gorilles sont enfermés tout les deux dans une aire de jeux. Au début, ils ne font que se bagarrer, avant de trouver un terrain d’entente par le biais du jeu. C’est Koko, la femelle gorille qui fait le premier pas en proposant un jeu à Michael, et une relation fraternelle se crée alors.

Après un certain temps, elle déménage avec Michael vers Santa Cruz ou Koko continue son apprentissage.

Son intelligence remarquable

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Koko échangeant avec Penny Patterson.

Koko s’exprime par le langage des signes, ses états de consciences, la joie, la peine ou encore la culpabilité. Le gorille femelle montre de grande capacité d’adaptation. En effet, elle crée de nouveau mot en piochant dans son vocabulaire de 1000 signes, même si elle peut en comprendre 2000.

Le gorille Koko montre, tout comme Michael, des capacités artistiques, en peinture, nommant elle-même ses œuvres. Et cela n’est pas totalement attesté, elle serait capable de comprendre le langage écrit, chose que les scientifiques n’ont jamais expérimentés.

Un jour, la scientifique lui montre des chatons trouvés. Koko en choisi un, et toujours le même à chaque fois qu’il est lui présenté. Le gorille montre une très grande tendresse envers Allball (Boulette en français), que Koko a nommé elle-même. Mais sa tristesse est grande lorsqu’elle apprend la mort du chaton, pleurant toutes les nuits sa disparition. Le gorille femelle fait de même à la mort de son ami, Robi Williams avec lequel Koko avait noué une vraie amitié en 2001, devenant totalement silencieuse à cette annonce.

Face à la tristesse du gorille, un autre chaton lui est proposé. Ce dernier ne possédait pas non plus de queue, et le nomme Smokey.

Son désir d’enfanter

koko - gorille - chaton

Koko avec un chaton.

Durant une séance TV, Koko montre son désir d’avoir des enfants à la scientifique. Cela faisait suite au passage d’une assistante qu’elle avait vue enceinte puis avec son enfant dans les bras. Koko le fait aussi avec ses peluches en forme de gorille ou elle leur apprend les signes qu’elle connaît. Même si son jouet préféré est un alligator en caoutchouc.

La recherche d’un mâle est alors lancée et ce malgré la présence du gorille mâle Michael. Koko explique qu’elle ne peut pas faire cela avec lui, car elle le considère comme de sa famille. Elle choisit elle-même son amoureux, embrassant l’écran pour montrer son élu. Ndume est celui qu’elle choisit.

Dans l’année 1991, le gorille Koko montre sa volonté de le rencontrer immédiatement, sans prendre en considération le protocole des scientifiques. Elle était amoureuse, explique-t-elle. Le couple est mis en contact dans une salle de jeux. Elles se tournent autour, avant que Koko ne prenne l’initiative de lui proposer de jouer.

Finalement, Koko n’a jamais pu concevoir, à cause de la captivité, de l’absence d’autre femelle pour la soutenir dans sa démarche. De nombreux chats auront partagé sa vie, comme Mme Grey et Mme Black que Koko adopte pour ses 44 ans, et dont elle s’occupe comme ses propres enfants. Elle meurt durant son sommeil, sans souffrir le 20 juin 2018 à l’age de 47 ans.

Les animaux qui sont liés à la science vous intéresse, alors pourquoi ne pas aller lire leurs biographies, de la brebis Dolly et de la chienne Laïka.

Découvrez la vie qu’aurait pu être de Koko si elle était née dans la nature, celle d’un gorille des plaines de l’Ouest. N’oubliez pas de laisser un commentaire. Que ce soit pour faire connaître votre avis où améliorer les biographies et les articles de ce blog. En vous remerciant de cette lecture et d’avoir découvert cette histoire.

Média

koko - gorille - couverture

Koko sur la couverture du National Geographic, octobre 1978

Le gorille Koko apparaît dans deux médias. Le premier est un documentaire sorti en 1978, sobrement nommé Koko, le gorille qui parle qui devait être un vrai film avec un scénario. Le second média est un livre pour enfant Koko’s kitten, sorti en 1985. Elle fait la couverture du National Geographic en octobre 1978, avec un appareil photo. Puis avec son chaton Allball en 1985.

Sources (mis à jour le 27/02/2019)

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