La gorille Koko, celle qui parlait

Koko, la gorille qui parlait. Image de Koko.org.

La volonté d’étudier l’intelligence des gorilles intervient dans une époque où plusieurs personnalités féminines s’engagent dans la recherche sur les primates. L’une des plus connue est Dian Fossey et son étude des gorilles des plaines de l’Ouest. Les deux autres scientifiques sont Jane Goodall pour les chimpanzés et Biruté Galdikas pour les orangs-outangs. C’est trois femmes sont surnommées les Trimates. Ainsi le projet initial du Dr Penny Patterson et du Dr Ron Cohn était d’enseigner le langage des signes à des gorilles. Pour ainsi en apprendre davantage sur leur capacité cognitive par une communication directe.

Ses premiers mois

Le gorillon Koko naît dans le zoo de San Francisco le 4 juillet 1971, sa mère se nomme Jacqueline et son père Bwana. La petite Koko s’accroche fermement à la fourrure de sa mère, comme elle le ferait dans la nature. Sa vie est alors rythmée entre les entrées dans les cages pour la nuit et les sorties les matins pour rejoindre son enclos extérieur. C’est un grand espace extérieur avec de nombreux rochers et quelques arbres ici et là. Si la jeune gorille avait pu marcher, elle aurait pu se retrouver au bord d’un précipice de huit mètres de profondeurs.

La première rencontre entre le gorillon Koko et Penny Patterson se fait à distance, elle n’a que trois mois à ce moment-là. Mais lors de leur seconde rencontre, six mois plus tard, la situation de Koko a bien changé. En effet, sa mère Jacqueline n’a pas pu lui fournir suffisamment de lait. À cela s’ajoute une épidémie de dysenterie touchant toute sa famille. La petite gorille s’en retrouve déshydratée et amincie par les diarrhées, pesant l’équivalent d’un nouveau né.

Le premier contact entre la gorille Koko et la l’étudiante Penny Patterson

Le gorille Koko profitant d’une sortie sur le dos de Penny Patterson. Image de Koko.org

Lorsqu’elles se retrouvent dans la même pièce en juillet 1972, la tension est de mise, la petite Koko de neuf kilos mord la jambe de Penny Patterson. Elle semble même avoir une préférence pour les hommes, se montrant gentille avec le photographe. Ainsi commence l’entraînement de Koko pour le langage des signes américains.

Penny Patterson prend les mains du gorille et les façonne pour leur donner la forme qu’elle veut. Mais Koko ne se montre pas volontaire, tentant de la mordre à chaque fois. Tout cela se fait dans la pépinière vitrée à la vue de tous les visiteurs. Les regards et les frappes dans la vitre font que la petite gorille est souvent distraite. C’est aussi dans ces moments là que le sourire de Penny Patterson disparaît, les visiteurs demandant laquelle des deux est la gorille.

Les trois premiers mots que Penny Patterson lui apprend sont « manger », « boire » et « plus ». Il ne faut que deux semaines à la gorille Koko pour comprendre le principe du langage des signes. Mais ce que la scientifique ne savait pas encore, c’est que les gorilles communiquent déjà par des symboles ainsi que par vocalisation.

La nouvelle vie sur le campus universitaire du gorille Koko

C’est en 1974 que la gorille Koko est transférée vers l’Université de Standford. Elle vit dans un mobile-home sur le campus. Son nouveau lieu de vie est équipé de toutes les commodités nécessaire. Ainsi se trouve une cuisine, deux chambres, un salon et une salle de bain. Le salon devient le lieu de vie de Koko, avec sa boite de couchage en métal et un trapèze. Elle prépare elle-même son lit avec des serviettes sur un pneu, l’ajustant pour plus de confort. Durant ses jeunes années, Koko écoute l’histoire des Trois petits chatons. Elle lui est contée encore et encore, à tel point qu’elle devient la préférée de Koko. Mais la gorille aime aussi des films comme, entre autre, Sauvez Willy ou encore Dr Dolittle

Un autre gorille vient s’ajouter à l’expérience en septembre 1976, c’est un jeune mâle se prénommant Michael. L’une des chambres devient alors l’air de jeux, avec chaînes pendantes, balançoire et banc. Mais Koko ne l’aime pas et le fait savoir. Elle montre sa jalousie envers ce nouvel arrivant plus jeune, âgé de 3 ans, se bagarrant sans cesse avec lui.

Pour les forcer à s’entendre, les gorilles sont enfermés ensemble dans une aire de jeux. Au début, ils ne font que se bagarrer, avant de trouver un terrain d’entente par le biais du jeu. C’est Koko, la femelle gorille qui fait le premier pas en proposant à Michael de jouer et une relation fraternelle peut enfin éclore.

Sortie en extérieur pour Koko et Michael, accompagné de Penny Patterson. Image de Koko.org

Le quotidien des gorilles Koko et Michael

Chaque matin, la gorille Koko se réveille vers huit heures, qui coïncide avec l’arrivée de Penny et de son assistante. Enfin, c’est dans le cas où son compagnon Michael ne fait pas un boucan de son côté. C’est ensuite le petit-déjeuné, du pain de riz aux céréales ou aux raisins, du lait et de fruits lui sont proposés. Viens ensuite le moment du rangement de la chambre des deux gorilles, Koko y participant. Elle se rend aussi parfois dans celle de Michael, une éponge à la main, finissant en miette lorsque les regards se détournent.

Le cours peut commencer, de l’anglais auditif sur une machine à écrire pendant trente minutes. Mais cela fatigue beaucoup Koko et demande à Penny Patterson « invite Mike ». Après ce moment studieux, viens l’amusement. Ainsi Koko et Michael se chatouillent, se battent, se pourchassent et jouent à cache-cache pendant une heure. S’ensuit une collation, une banane et du lait, avant que Koko ne reprenne ses cours en langue des signes avec l’assistante, sans la présence de Penny Patterson.

Après le travail, le réconfort pour la gorille Koko

À 13 heures, c’est le moment du déjeuner, un œuf ou de la viande, du jus de fruits et un comprimé de vitamines. Vers 14h30, c’est un sandwich au beurre de cacahuète que les deux gorilles avalent. Puis à 15 heures, Penny Patterson revient et enregistre les progrès du gorille Koko dans son apprentissage du langage des signes. Enfin c’est le moment pour les deux gorilles de sortir de leur mobile-home, celui de la promenade à l’air libre sur le campus quasi-désert, voir une balade en voiture.

En rentrant de la promenade, c’est l’heure du dîner constitué uniquement de légume. Koko apprécie les épinards et les carottes, ainsi que les aubergines, les asperges et les artichauts. Mais sa préférence va sur les épis de maïs et les tomates juteuses, alors que Koko déteste les olives, les champignons et les radis. Après le repas, si elle fait sa vaisselle, Koko a droit un dessert. Généralement, c’est de la gélatine, mais cela peut être aussi des fruits secs, du fromage ou un biscuit.

Avant d’aller dormir, Penny Patterson raconte une histoire à Koko, alors qu’elle discute avec elle-même. Puis vient le brossage des dents et l’application d’huile de bébé sur le corps des deux gorilles. Le couché se fait vers 19 heures avec un plat de nuit, une friandise au fruit. Mais pour Koko, c’est un moment déchirant, elle pleure le départ de Penny Patterson, et cela pratiquement tous les soirs.

L’exploration de nouveaux lieux

Les week-ends et les jours fériés sont des moments particuliers pour les deux gorilles. En effet, Koko et Michael prennent la voiture, se montrant très calme, absorbés par le paysage qui avance tout seul devant leurs yeux. Même si parfois, elle se met à s’agiter, demandant à ne pas rentrer à la maison, ou bien dirige son doigt vers un distributeur de boisson. Tous ensemble, ils se rendent dans un ranch où les deux gorilles peuvent marcher et bouger librement sans laisse. Nul besoin de faire attention à la circulation et les marcheurs, pendant ce pique-nique à l’air libre. Tous les deux, ils en profitent pour monter dans les arbres alentours.

Une fois, la gorille Koko, pesant cent kilos, se rend dans l’appartement de Penny Patterson. Elle se met à visiter chaque pièce dans une course folle, faisant claquer les portes derrière elle. Koko monte sur les meubles, se suspend aux moulures du plafond. Avant de finalement se reposer dans le lit, non sans l’avoir maltraité avant en sautant dessus. C’est la seule fois où la gorille eut l’occasion de rentrer dans la maison de son amie.

Koko, la représentante de l’esprit des gorilles

Koko apprenant le langage des signes, et dans ce cas, c’est “plus”. Image de Koko.org

Tout au long de son apprentissage avec Penny Patterson, la gorille Koko réalise plusieurs tests de QI. Ainsi, en février 1975, elle obtient un score de 84, cinq mois plus tard, âgée de quatre ans, c’est un score de 95. Mais en janvier 1976, le score de son QI redescend à 85. Néanmoins, cela est totalement normal et différents tests montrent cette même variabilité dans les scores.

Il faut aussi rajouter le facteur anthropocentrique des tests passés. Par exemple, lorsqu’il est demandé l’endroit où Koko s’abriterait en cas de pluie, elle répond un arbre. Pour un homme, la bonne réponse aurait été une maison et c’est ce qui est considéré comme la seule réponse correcte.

À six ans et demi, elle connaît 645 signes et en utilise 375 au quotidien. Koko n’a qu’un retard d’un an sur un enfant du même âge. Mais il fallut beaucoup de patience à Penny pour lui apprendre ce langage.

Son caractère, preuve de son individualité

Lors de conversation avec les assistantes de Penny Patterson, la gorille montre son caractère espiègle. Ainsi, alors qu’elle prépare son lit, elle signe « rouge » sur une serviette blanche. L’assistante insiste en demandant encore et encore la couleur, la jeune gorille donnant toujours la même réponse, « rouge, rouge, rouge. » Puis finit par montrer une petite tache rouge sur la serviette avec un grand sourire sur le visage. Une autre fois, il lui est demandé de signer « boire » sans vouloir le faire. Puis elle finit par s’appuyer sur le comptoir et exécute le signe parfaitement, toujours avec un grand sourire aux lèvres. Mais à d’autres moments, elle répond avec lenteur et sans son sourire moqueur, semblant faire preuve de désobéissance.

Quand Koko commence à n’en faire qu’à sa tête, qu’elle ne veut pas obéir, il faut lui demander l’inverse. Alors qu’elle casse les cuillères en plastique, il suffit de lui dire de le faire pour qu’elle se stoppe. Elle se mit à les embrasser à la place. Il arrive que son comportement énerve tellement Penny Patterson, que Koko le comprenne se désignant elle-même comme un « diable têtu ».

La peur et les mensonges de Koko

Koko semble posséder une grande peur des alligators alors qu’elle n’en a jamais rencontrés. La gorille les désigne avec une mâchoire qui s’ouvre et se ferme. Il lui arrive ainsi d’utiliser ce symbole comme une menace pour les autres, tel qu’accélérer la réception de son goûter lorsqu’elle trouve que cela va trop lentement. Penny Patterson utilise aussi cette peur contre elle, plaçant des alligators dans les lieux qui lui sont interdits dans le mobile-home.

Un jour, alors que Koko est pendant un moment de colère, elle mord Penny Patterson. Malgré la blessure, la gorille désigne simplement cela comme une égratignure. Lorsqu’elle demande ce que Koko a fait trois jours plus tard, en présentant son bras blessé, elle s’en souvient. Koko parle alors de morsure, la gravité de son acte a changé de son esprit. Mais la gorille ne peut lui dire pour quelle raison elle lui a fait cela.

Parfois pour se sortir d’une mauvaise passe, Koko se met à mentir délibérément. Un jour, l’évier se retrouve cassé après que la gorille soit tombée dessus. Plus tard, lorsqu’il lui est demandée ce qu’il s’est passé, elle accuse l’assistance de l’incident. Une autre fois, elle s’empare d’un crayon rouge qu’elle se met à mâcher. Quand Penny Patterson s’en rend compte, elle lui demande ce qu’elle fait. La gorille se met alors à imiter une femme qui s’applique du rouge à lèvres.

Koko, apprenant la mort de Robin Williams. Image de Koko.org

Sa compréhension du temps et de la mort

Tout comme la gorille Koko a montré qu’elle possèdait une mémoire, elle montre aussi qu’elle possède la notion de temps. Ainsi, lorsqu’elle apprend les signes désignant le passé et le futur, elle les utilise correctement. C’est le cas lorsqu’elle dit à Penny Patterson qu’elle veut boire son lait plus tard. Ou bien, lorsqu’une condition précise lui est donnée pour une promenade qui aura lieu plus tard dans la journée. Le ciel s’éclaircit et Koko se prépare pour sa promenade après avoir regardé dehors.

Un jour, alors que Penny Patterson se rend à Los Angeles chaque mois, elle annonce que cela pourrait la tuer. Koko, qui écoute la conversation, se rapproche. La gorille lui fait les signes pour « problème, vieux, lit confortable et sommeil. » Elle commence à s’agiter et à rajouter « tristesse, tristesse, tristesse. » Mais Penny Patterson la rassure et Koko se détend.

À plusieurs reprises, Penny Patterson demande à Koko si elle sait quelque chose que les Hommes ne savent pas. La gorille lui répond simplement « qu’elle ne sait pas ». Lorsque la question sur le sens de la vie lui est posé, Koko dit que « les gens soient polis ». Elle a aussi conscience d’avoir beaucoup d’intention des gens qui l’entourent, se présentant elle-même comme une princesse.

L’intelligence du gorille Koko

Elle montre aussi qu’elle peut désigner des choses qui l’entoure sans connaître les signes qui correspondent. Pour cela, elle fait preuve d’ingéniosité en associant deux mots. Ainsi, elle désigne son nez comme une « fausse bouche », ou bien pour un anneau, Koko associe les mots « collier et cou ». Pour le jus de pamplemousse, que la gorille n’aime pas, elle associe le signe « tristesse » avec « boire ». Pour faire des insultes, dont elle ne connaît pas les signes, Koko utilise d’autres mots, comme « noix » ou « oiseau », mais aussi « toilette. »

Koko comprend aussi ce qui lui est dit en anglais et elle est même capable de le traduire en langage des signes. Tout comme elle peut répondre à des questions, lui demandant à quoi sert un poêle, elle répond « cuire ». Lorsqu’un ordinateur lui permet de s’exprimer grâce à une voix synthétique, Koko utilise le clavier tout en faisant le signe correspondant. De même, elle arrive à échanger avec son compagnon Michael, ce dernier n’ayant pas autant d’aisance dans le langage des signes. Pour l’inciter à donner la bonne réponse alors qu’il voulait jouer avec lui, Koko lui donne la réponse avec un « Koko, un bon câlin. »

Les nombreux amis du gorille Koko

En 1979, elle déménage avec Michael à Santa Cruz où ils continuent son apprentissage. Ils se retrouvent dans de nouvelles loges, plus grandes et disposent maintenant d’un terrain de jeu en extérieur. De même, le grand terrain se trouvant autour n’est que pour eux seul, pas de visiteur.

La gorille Koko montre, tout comme Michael, des capacités artistiques, en peinture, nommant elle-même ses œuvres. Même si d’après Michael, elle n’est pas aussi douée que lui dans cet art. Elle peut alors peindre ce qu’elle voit, un oiseau bleu ou la rivière d’un magazine. Mais aussi des concepts plus abstraits, tel que l’amour. Ainsi, l’une de ses peintures se nomme « Love. »

Pour Noël 1983, Koko a demandé un chat comme cadeau. Mais elle reçoit une peluche avec laquelle elle ne joue pas et signe « triste ». Pour son anniversaire, en juillet 1984, elle peut choisir parmi une portée de trois chatons abandonnés devant le centre. Koko en choisi un, c’est toujours le même à chaque fois qui lui sont présentés. La gorille montre une très grande tendresse envers la petite femelle All Ball (Boulette en français), que Koko a nommé elle-même. Elle s’en occupe comme d’un bébé gorille, lui donnant le sein pour la nourrir.

Mais en décembre 1984, All Ball s’échappe et une voiture la renverse. Quand la nouvelle de sa mort est annoncée à Koko, elle signe « mal, triste, mal » et « froncer les sourcils, pleurer, froncer les sourcils, triste, troubles. » Elle pleure la nuit la mort de son petit compagnon perdu. En 1990, Koko reçoit un nouveau chaton à la fourrure orange, qu’elle nomme Lipstick (rouge à lèvre), se regardant avec lui dans un miroir.

Le désir de Koko

Koko avec un chaton, Lipstick, l’enlaçant tendrement. Image de Koko.org

Chaque anniversaire du gorille Koko est fêté dignement. Un gâteau, végan avec peu de sucre, est préparé. Dessus se trouvent deux bougies sur lequel elle souffle, les éteignant du premier coup. Koko reçoit beaucoup de cadeaux qu’elle déballe elle-même et manipule avec une grande tendresse les baigneurs qu’elle reçoit.

Durant une séance TV, Koko montre son désir d’avoir des enfants à la scientifique. Cela fait suite au passage d’une assistante qu’elle avait vu enceinte puis avec son enfant dans les bras. Koko le fait aussi avec ses peluches en forme de gorille où elle leur apprend les signes qu’elle connaît.

La recherche d’un mâle est alors lancée et ce malgré la présence du gorille mâle Michael. Koko explique qu’elle ne peut pas faire cela avec lui, car elle le considère comme un membre de sa famille, comme son frère. Elle choisit elle-même son amoureux, embrassant l’écran pour montrer son élu. N’dume est celui qu’elle choisit.

Dans l’année 1991, la gorille Koko montre sa volonté de le rencontrer immédiatement, sans prendre en considération le protocole des scientifiques. Elle est amoureuse, leur dit-elle. Le couple est mis en contact dans une salle de jeux. Ils se tournent autour, avant que Koko ne prenne l’initiative de lui proposer de jouer.

En 1992, c’est Smokey, un chat gris, qui vient s’ajouter au groupe de gorille.

Ses compagnons, ceux qui arrivent et ceux qui partent

Le 19 avril 2000, le gorille Michael décède d’une insuffisance cardiaque à l’âge de 27 ans. Koko et N’dume le pleurent pendant plusieurs mois. Il arrive à la gorille de regarder dans le vide, de rester proster sans rien faire. La nuit, des cris en sanglots se font entendre.

Dans le cours de l’année 2001, elle rencontre l’acteur Robin Williams. L’alchimie est immédiate entre eux, se chatouillant et riant. Un emballage d’une cassette vidéo lui est donné pendant l’entretien, le plaçant très près de son visage. Koko reconnaît la personne qui se trouve en face d’elle. Pendant la rencontre, elle tente de relever à plusieurs reprises sa chemise et de lui voler son porte-feuille. La gorille essaye aussi les lunettes de l’acteur. Alors que Robin Williams reprend ses chatouilles, Koko montre que cela lui fait de l’effet par des signes.

En 2004, un scandale éclate autour de Koko, la gorille aime voir les tétons d’homme comme de femme. Ainsi, non seulement, Penny Patterson se prêtait au jeu, mais aussi divers employées.

En 2005, un nouveau compagnon félin lui est présenté, à la robe noire et blanche se nommant Moe. Puis en 2011, ce sont deux chatons qui arrivent, Tiger et Blackie, qu’elle prend dans une caisse, les plaçant délicatement dans ses bras. Puis Dar en 2012, un chaton noir qu’elle voit sortir de sa caisse.

Lorsqu’elle apprend le décès de son ami Robin Williams en août 2014, la gorille Koko fait les signes pour « femme et triste. » Puis elle reste sans bouger sur sa couverture, les bras repliées sur elle-même, la tête baissée pendant plusieurs minutes.

La photo en couverture du National Geographic de 1978. Photo de Ronald Cohn, collection d’image NAT GEO.

Le long sommeil du gorille Koko

En juillet 2015, pour son anniversaire, une nouvelle portée de chaton lui est présentée. Elle peut en choisir deux qu’elle nomme Miss Black et Miss Grey. Elle s’amuse à leur faire des farces, plaçant des chapeaux sur eux. Les deux chats restent près d’elle tandis que Koko les caresse tendrement.

Koko peut s’exprimer à travers un graphique à point, allant de zéro à dix. Il permet alors au gorille de montrer son niveau de douleur physique, sa tristesse, mais aussi sa joie et son bien-être. Finalement, Koko n’a jamais pu avoir d’enfant. À cause de la captivité et de l’absence d’autres femelles pour la soutenir dans sa démarche. À la fin de sa vie, elle maîtrisait mille signes et comprenait deux milles mots anglais parlés. Elle meurt durant son sommeil, sans souffrir le 19 juin 2018 à l’âge de 47 ans.

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Découvrez la vie qu’aurait pu être de Koko si elle était née dans la nature, celle d’un gorille des plaines de l’Ouest. En vous remerciant de votre lecture et d’avoir découvert cette longue histoire. Pensez au commentaire, que ce soit pour faire connaître votre avis ou donner des détails.

Média

La gorille Koko apparaît dans deux médias. Le premier est un documentaire sorti en 1978, sobrement nommé Koko, la gorille qui parle qui devait être un vrai film avec un scénario. Le second média est un livre pour enfant Koko’s kitten, sorti en 1985.

Elle fait la couverture du National Geographic en octobre 1978, avec un appareil photo. Puis avec son chaton All Ball en 1985.

Sources

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