Koko, le gorille qui parlait

Koko, le gorille qui parlait. Image de Koko.org.

Carte d’identité

  • Nom : Koko, surnom pour Hanabi-Ko signifiant l’enfant des feux d’artifice en japonais
  • Surnom : le gorille qui parle
  • Née 4 juillet 1971 au Zoo de San Francisco (Californie, USA)
  • Décédée le 19 juin 2018 à Woodside (Californie, USA)
  • Age : 46 ans
  • Espèce : Gorille des plaines de l’Ouest (Gorilla gorilla gorilla)
  • Sexe : F

L’histoire vraie de Koko, le gorille femelle

L’histoire de Koko, surnommé « le gorille qui parle. » Découvrez ses premiers moments avec Penny Patterson. Mais aussi, et surtout, toute les capacités du gorille Koko avec un langage qui n’était pas le sien.

Contexte

La volonté d’étudier l’intelligence des gorilles intervient dans une époque où plusieurs personnalités féminines s’engagent dans la recherche sur les primates. L’une des plus connut est Dian Fossey et son étude des gorilles des plaines de l’Ouest. Ainsi que Jane Goodall sur les chimpanzés et Biruté Galdikas sur les orangs-outangs, sous l’impulsion de Louis Leakey. C’est trois femmes sont surnommé les Trimates. Ainsi le projet initial du Dr Penny Patterson et du Dr Ron Cohn, était d’enseigner le langage des signes à des gorilles. Et ainsi en apprendre davantage sur la capacité cognitive par la communication directe.

Les origines de la rencontre entre Koko, le gorille, et Penny Patterson, la chercheuse

Le gorillon Koko naît dans le zoo de San Francisco le 4 juillet 1971, sa mère se nomme Jacqueline et son père Bwana. Qu’elle soit dans un zoo, la petite Koko s’accroche fermement à la fourrure de sa mère, comme elle le ferait dans la nature. Sa vie est alors rythmée entre les entrées dans les cages pour la nuit et les sorties les matins pour rejoindre son enclos extérieur. C’est un grand espace extérieur avec de nombreux rochers et quelques arbres ci et là. Si la jeune gorille avait pu marcher, elle aurait pu se retrouver au bord d’un précipice de 8 mètres de profondeurs.

La première rencontre entre le gorillon Koko et Penny Patterson se fait à distance, elle n’a que trois mois à ce moment-là. Mais lors de leur seconde rencontre, six mois plus tard, la situation de Koko a bien changé. En effet, sa mère Jacqueline n’a pas pu lui fournir suffisamment de lait. À cela s’ajoute une épidémie de dysenterie touchant toute sa famille. La petite gorille s’en retrouve déshydratée et amincie par les diarrhées, pesant l’équivalent d’un nouveau né.

Le premier contact

 Le gorille Koko profitant d’une sortie sur le dos de Penny Patterson. Image de Koko.org

Lorsqu’elles se retrouvent dans la même pièce en juillet 1972, la tension est de mise, la petite Koko de neuf kilogrammes mord la jambe de Penny Patterson. Elle semble même avoir une préférence pour les hommes, se montrant gentille avec le photographe. Ainsi commence l’entraînement de Koko pour le langage des signes américains.

Penny Patterson prend les mains du gorille et les façonne pour leur donner la forme qu’elle veut. Mais Koko ne se montre pas volontaire, tentant de la mordre à chaque fois. Tout cela se fait dans la pépinière vitrée à la vue de tous les visiteurs. Les regards et les frappes dans la vitre font que la petite gorille est souvent distraite. C’est aussi dans ces moments là que le sourire de Penny Patterson disparaît, les visiteurs demandant laquelle des deux étaient la gorille.

Les trois premiers mots que Penny Patterson lui apprend sont « manger », « boire » et « plus ». Il ne fallut que deux semaines au gorille Koko pour comprendre le principe du langage des signes. Mais ce que la scientifique ne savait pas encore, c’est que les gorilles communiquent déjà par des symboles ainsi que par vocalisation. À six et demi, elle connaît 645 signes et en utilise 375 au quotidien. Koko n’a qu’un retard d’un an sur un enfant du même âge. Mais il fallut beaucoup de patience à Penny pour lui apprendre ce langage.

Sa nouvelle vie sur le campus universitaire

C’est en 1974 que le gorille Koko est transférée vers l’université de Standford, vivant dans un mobile-home sur le campus. Le lieu est équipé de toutes les commodités nécessaire Ainsi se trouve une cuisine, deux chambres, un salon et une salle de bain. Le salon devient le lieu de vie de Koko, avec sa boite de couchage en métal et un trapèze. Elle prépare elle-même son lit avec des serviettes sur un pneu, l’ajustant pour plus de confort. Durant ses jeunes années, Koko écoute l’histoire des Trois petits chatons. Elle lui est contée encore et encore. Cette histoire est devenue la préférée de Koko. Mais elle aime aussi des films comme, entre autre, Sauvez Willy ou encore Dr Dolittle.

Un autre gorille vient s’ajouter à l’expérience en septembre 1976, c’est un jeune mâle se prénommant Michael. L’une des chambres devient alors l’air de jeux, avec chaîne pendante, balançoire et banc. Mais Koko ne l’aime pas et le fait savoir. Elle montre sa jalousie envers ce nouvel arrivant plus jeune, âgé de 3 ans, se bagarrant sans cesse avec lui.

Pour les forcer à s’entendre, les deux gorilles sont enfermés tous les deux dans une aire de jeux. Au début, ils ne font que se bagarrer, avant de trouver un terrain d’entente par le biais du jeu. C’est Koko, la femelle gorille qui fait le premier pas en proposant à Michael de jouer et une relation fraternelle peut enfin éclore.

Sortie en extérieur pour Koko et Michael, accompagné de Penny Patterson. Image de Koko.org

Le quotidien de Koko et Michael

Chaque matin, le gorille Koko se réveille vers huit heures, au moment de l’arrivée de Penny et de son assistante. Enfin, dans le cas où son compagnon Michael ne fait pas un boucan de son côté. C’est ensuite le petit-déjeuné, du pain de riz aux céréales ou aux raisins, du lait et de fruits qui lui sont proposés. Viens ensuite le moment du rangement de la chambre des deux gorilles, Koko y participant. Elle se rend aussi parfois dans celle de Michael, une éponge à la main, finissant en miette lorsque les regards se détournent.

Le cours peut commencer, de l’anglais auditif sur une machine à écrire pendant trente minutes. Mais cela fatigue beaucoup Koko et demande à Penny Patterson « invite Mike ». Après ce moment studieux, viens l’amusement. Ainsi les Koko et Michael se chatouille, se battent, se pourchasse et jouent à cache cache pendant une heure. S’ensuit une collation, une banane et du lait, avant que Koko ne reprenne ses cours en langue des signes avec l’assistante, sans la présence de Penny Patterson.

À 13 heures, c’est le moment l’heure du déjeuner, un œuf ou de la viande, du jus de fruits et un comprimé de vitamines. Vers 14h30, c’est un sandwich au beurre de cacahuète que les deux gorilles avalent. Puis à 15 heures, Penny Patterson revient et enregistre les progrès du gorille Koko dans son apprentissage du langage des signes. Enfin c’est le moment pour les deux gorilles de sortir de leur mobile-home, celui de la promenade à l’air libre sur le campus quasi-désert, voir une balade en voiture.

Les plaisirs d’une fin de journée de travail

En rentrant de la promenade, c’est l’heure du dîner constitué uniquement de légume. Koko apprécie les épinards et les carottes, ainsi que les aubergines, les asperges et les artichauts. Mais sa préférence va sur le maïs en épi et les tomates juteuses, alors que Koko déteste les olives, les champignons et les radis. Après le repas, si elle fait sa vaisselle à la fin du dîner, Koko a droit un dessert. Généralement, c’est de la gélatine, mais cela peut être aussi des fruits secs, du fromage ou un biscuit.

Avant d’aller dormir, Penny Patterson raconte une histoire à Koko, discutant avec elle-même. Puis viens le brossage des dents et l’application d’huile de bébé sur le corps des deux gorilles. Le couché se fait vers 19 heures avec un plat de nuit, une friandise au fruit. Mais pour Koko, c’est un moment déchirant, elle pleure le départ de Penny Patterson, pratiquement tous les soirs.

L’exploration de nouveaux lieux

Les week-ends et les jours fériés sont des moments particuliers pour les deux gorilles. En effet, Koko et Michael prennent la voiture, se montrant très calme, absorbés par le paysage qui avance tout seul. Même si parfois, elle se met à s’agiter, demandant à ne pas rentrer à la maison, ou bien dirige son doigt vers un distributeur de boisson. Tous ensemble, ils se rendent dans un ranch où les deux gorilles peuvent marcher et bouger librement sans laisse. Nul besoin de faire attention à la circulation et les marcheurs, pendant ce pique-nique à l’air libre. Tous les deux, ils en profitent pour monter dans les arbres alentours.

Une fois, le gorille Koko, pesant 100 kilogrammes, se rend dans l’appartement de Penny Patterson. Elle se mit à visiter chaque pièce dans une course folle, faisant claquer les portes derrières elle. Koko monte sur les meubles, se suspend aux moulures du plafond. Avant de finalement se reposer dans le lit, non sans l’avoir maltraité avant en sautant dessus. Ce fut la seule fois où le gorille eut l’occasion de rentrer dans la maison de son amie.

Koko, le représentant de l’esprit des gorilles

Koko apprenant le langage des signes, et dans ce cas, c’est “plus”. Image de Koko.org

Tout au long de son apprentissage avec Penny Patterson, le gorille Koko réalise plusieurs tests de QI. Ainsi, en février 1975, elle obtient un score de 84, cinq mois plus, âgée de quatre ans, c’est un score de 95. Mais en janvier 1976, le score de son QI redescend à 85. Néanmoins, cela est totalement normal et différents tests montrent cette même variabilité dans les scores. Il faut aussi rajouter le facteur anthropocentrique des tests passaient. Par exemple, lorsqu’il est demandé l’endroit où Koko s’abriterait en cas de pluie, elle répond un arbre. Pour un homme la bonne réponse aurait été une maison et qui est considéré comme la seule correcte.

Lors de conversation avec les assistantes de Penny Patterson, le gorille montre son caractère espiègle. Ainsi, alors qu’elle prépare son lit, elle signe « rouge » sur une serviette blanche. L’assistante insiste en demandant encore et encore la couleur, le jeune gorille donnant toujours la même réponse, « rouge, rouge, rouge. » Puis finit par montrer une petite tache rouge sur la serviette avec un grand sourire sur le visage. Une autre fois, il lui fut demandé de signer « boire » sans vouloir le faire. Puis elle finit par s’appuyer sur le comptoir et exécute le signe parfaitement, toujours avec un grand sourire aux lèvres. Parfois, elle répond avec lenteur et sans son sourire moqueur, semblant faire preuve de désobéissance.

Quand Koko commence à n’en faire qu’à sa tête, à ne pas faire ce qui lui demande, il faut lui demander l’inverse. Alors qu’elle casse les cuillères en plastique, il suffit de lui dire de la faire pour qu’elle se stoppe. Elle se mit à les embrasser à la place. Il arrive que son comportement énerve tellement Penny Patterson, que Koko le comprend se désignant elle-même comme un « diable têtu ».

La peur et les mensonges de Koko

Koko semble posséder une grande peur des alligators alors qu’elle n’en a jamais rencontrés. Le gorille les désignait avec une mâchoire qui s’ouvre et se ferme. Il lui arrive ainsi d’utiliser ce symbole comme une menace pour les autres, tel qu’accélérer la délivrance de son goûter lorsqu’elle trouve que cela va trop lentement. Penny Patterson utilise aussi cette peur contre elle, plaçant des alligators dans les lieux qui lui sont interdits dans le mobile-home.

Un jour, alors que Koko est pendant un moment de colère, elle mord Penny Patterson. Malgré la blessure, la gorille désigne simplement cela comme une égratignure. Lorsqu’elle demande ce que Koko a fait trois jours plus tard, en présentant son bras blessé. Elle s’en souvient et parle alors de morsure, la gravité de son acte a changé de son esprit. Mais elle ne pouvait lui dire pour quelle raison le gorille lui a fait cela.

Parfois pour se sortir d’une mauvaise passe, Koko se met à mentir délibérément. Un jour, l’évier se retrouve cassé après que le gorille soit tombé dessus. Plus tard, lorsqu’il lui fut demandé ce qu’il s’est passé, elle accuse l’assistance de l’incident. Une autre fois, elle s’empare d’un crayon rouge qu’elle se met à mâcher. Quand Penny Patterson s’en rend compte, elle lui demande ce qu’elle fait. Le gorille se met alors à imiter une femme qui s’applique du rouge à lèvres.

Koko, apprenant la mort de Robin Williams. Image de Koko.org

Sa compréhension du temps et de la mort

Tout comme le gorille Koko a montré qu’elle possède une mémoire, elle montre aussi qu’elle possède la notion de temps. Ainsi, lorsqu’elle apprend les signes désignant le passé et le futur, elle les utilise correctement. C’est le cas lorsqu’elle dit à Penny Patterson qu’elle va boire son lait plus tard. Ou bien, lorsqu’une condition précise lui est donné pour une promenade qui aura lieu plus tard dans la journée. Le ciel s’éclaircit et Koko se prépare pour sa promenade après avoir regardé dehors.

Un jour, alors que Penny Patterson se rend à Los Angeles chaque mois, annonçant que cela pourrait la tuer. Koko, qui écoute la conversation se rapproche, le gorille lui fait les signes pour « problème, vieux, lit confortable et sommeil. » Elle commence à s’agiter et à rajouter « tristesse, tristesse, tristesse. » Mais Penny Patterson la rassure et Koko put se détendre.

À plusieurs reprises, Penny Patterson demande à Koko si elle sait quelque chose que les Hommes ne savent pas. Le gorille lui répond simplement « qu’elle ne sait pas ». Lorsque la question sur le sens de la vie lui est posé, Koko dit que « les gens soient polis ». Elle a aussi conscience d’avoir beaucoup d’intention des gens qui l’entoure, se présentant elle-même comme une princesse.

L’intelligence du gorille Koko

Elle montre aussi qu’elle peut désigner des choses qui l’entoure sans connaître les signes qui correspondent. Pour cela, elle fait preuve d’ingéniosité en associant deux mots. Ainsi, elle désigna son nez comme une « fausse bouche », ou bien pour anneau en associant les mots « collier et cou ». Pour le jus de pamplemousse, qu’elle n’aime pas, en association le signe « tristesse » avec « boit ». Pour faire des insultes, dont elle ne connaît pas les signes, Koko utilise d’autres mots, comme « noix » ou « oiseau », mais aussi « toilette. »

Koko comprend aussi ce qui lui est dit en anglais et elle est même capable de le traduire en langage des signes. Tout comme elle peut répondre à des questions, lui demandant à quoi sert un poêle, elle répond « cuire ». Lorsqu’un ordinateur lui permet de s’exprimer grâce à une voix synthétique, Koko utilise le clavier tout en faisant le signe correspondant. De même, elle arrive à échanger avec son compagnon Michael, ce dernier n’ayant pas autant d’aisance. Pour l’inciter à donner la bonne réponse alors qu’il voulait jouer avec lui, Koko lui donne la réponse avec un « Koko, un bon câlin. »

Les nombreux amis du gorille Koko

En 1979, elle déménage avec Michael à Santa Cruz où Koko continue son apprentissage. Ils se retrouvent dans de nouvelles loges, plus grande et disposent maintenant d’un terrain de jeu en extérieur. De même, le grand terrain se trouvant autour n’est que pour eux seul, pas de visiteur.

Le gorille Koko montre, tout comme Michael, des capacités artistiques, en peinture, nommant elle-même ses œuvres. Même si d’après Michael, elle n’est pas aussi douée que lui dans cet art. Elle peut alors peindre ce qu’elle voit, un oiseau bleu ou la rivière d’un magazine. Mais aussi des concepts plus abstraits, tel que l’amour. L’une de ses peintures se nomme « Love. »

Pour Noël 1983, Koko avait demandé en chat comme cadeau. Mais elle reçut une peluche avec laquelle elle ne joue pas et signe « triste ». Pour son anniversaire, en juillet 1984, elle put choisir parmi une portée de trois chatons abandonnés devant le centre. Koko en choisi un, c’est toujours le même à chaque fois qui lui est présentée. Le gorille montre une très grande tendresse envers la petite femelle All Ball (Boulette en français), que Koko a nommé elle-même. Elle s’en occupe comme d’un bébé gorille, lui donnant le sein pour la nourrir.

Mais en décembre 1984, All Ball s’échappe et une voiture la renverse, l’emportant en même temps. Quand la nouvelle est annoncée à Koko, elle signe « mal, triste, mal » et « froncer les sourcils, pleurer, froncer les sourcils, triste, troubles. » Elle pleure la nuit la mort de son petit compagnon. En 1990, Koko reçut un nouveau chaton à la fourrure orange, qu’elle nomme Lipstick (rouge à lèvre), se regardant avec lui dans un miroir.

Le désir de Koko

Koko avec un chaton, Lipstick, l’enlaçant tendrement. Image de Koko.org

Chaque anniversaire du gorille Koko est fêté dignement. Un gâteau, végan et avec peu sucre, est préparé. Dessus se trouve deux bougies sur lequel elle souffle les éteignant du premier coup. Koko reçoit beaucoup de cadeaux qu’elle déballe elle-même et manipule avec une grande tendresse les baigneurs qu’elle reçoit.

Durant une séance TV, Koko montre son désir d’avoir des enfants à la scientifique. Cela faisait suite au passage d’une assistante qu’elle avait vu enceinte puis avec son enfant dans les bras. Koko le fait aussi avec ses peluches en forme de gorille où elle leur apprend les signes qu’elle connaît.

La recherche d’un mâle est alors lancée et ce malgré la présence du gorille mâle Michael. Koko explique qu’elle ne peut pas faire cela avec lui, car elle le considère comme de sa famille. Elle choisit elle-même son amoureux, embrassant l’écran pour montrer son élu. N’dume est celui qu’elle choisit.

Dans l’année 1991, le gorille Koko montre sa volonté de le rencontrer immédiatement, sans prendre en considération le protocole des scientifiques. Elle était amoureuse, leur dit-elle. Le couple est mis en contact dans une salle de jeux. Ils se tournent autour, avant que Koko ne prenne l’initiative de lui proposer de jouer. En 1992, c’est Smokey, un chat gris, qui vient s’ajouter au groupe de gorille.

Ses compagnons, ceux qui arrivent et ceux qui partent

Le 19 avril 2000, le gorille Michael décède d’une insuffisance cardiaque à l’âge de 27 ans. Koko et N’dume le pleurs pendant plusieurs mois. Dans le cours de l’année 2001, elle rencontre l’acteur Robin Williams. L’alchimie est immédiate entre eux, se chatouillant et riant. Une couverture de vidéo lui est donné pendant l’entretien, le plaçant très près de son visage. Koko reconnaît la personne qui se trouve en face d’elle. Elle tente de relever à plusieurs reprises sa chemise et lui vole son porte-feuille. Le gorille essaye aussi les lunettes de l’acteur. Alors que Robin Williams reprend ses chatouilles, Koko montre que cela fonctionne par des signes.

En 2004, un scandale éclate autour de Koko, la gorille aime voir les tétons d’homme comme de femme. Ainsi, non seulement, Penny Patterson se prêtait au jeu, mais aussi divers employés.

En 2005, un nouveau compagnon félin lui est présenté, à la robe noire et blanche se nommant Moe. Puis en 2011, ce sont deux chatons qui arrivent, Tiger et Blackie, qu’elle prend dans une caisse, les plaçant délicatement dans ses bras. Puis c’est Dar en 2012, un chaton noir qu’elle voit sortir de sa caisse. Lorsqu’elle apprend le décès de son ami Robin Williams en août 2014, le gorille Koko fait les signes pour « femme et triste. » Puis elle reste sans bouger sur sa couverture, les bras repliées sur elle-même, la tête baissée.

Le long sommeil de Koko

En juillet 2015, pour son anniversaire, une nouvelle portée de chaton lui est présentée. Elle put en choisir deux qu’elle nomme Miss Black et Miss Grey. Elle s’amuse à leur faire des farces, plaçant des chapeaux sur eux. Les deux chats restent près d’elle tandis que Koko les caresse tendrement.

Finalement, Koko n’a jamais pu avoir d’enfant. À cause de la captivité et de l’absence d’autre femelle pour la soutenir dans sa démarche. À la fin de sa vie, elle maîtrisait 1.000 signes et comprenait 2.000 mots anglais parlés. Elle meurt durant son sommeil, sans souffrir le 19 juin 2018 à l’âge de 47 ans.

Les animaux qui sont liés à la science vous intéresse, alors pourquoi ne pas aller lire leurs biographies, de la brebis Dolly et de la chienne Laïka.

Découvrez la vie qu’aurait pu être de Koko si elle était née dans la nature, celle d’un gorille des plaines de l’Ouest. En vous remerciant de cette lecture et d’avoir découvert cette longue histoire. Pensez au commentaire, que ce soit pour faire connaître votre avis ou donner des détails.

La photo qui sera en couverture du National Geographic de 1978. Photo de Ronald Cohn, collection d’image NAT GEO.

Média

Le gorille Koko apparaît dans deux médias. Le premier est un documentaire sorti en 1978, sobrement nommé Koko, le gorille qui parle qui devait être un vrai film avec un scénario. Le second média est un livre pour enfant Koko’s kitten, sorti en 1985.

Elle fait la couverture du National Geographic en octobre 1978, avec un appareil photo. Puis avec son chaton All Ball en 1985.

Sources

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!
vel, Sed justo lectus elit. massa eget mi, suscipit dictum accumsan diam
%d blogueurs aiment cette page :