La vie d’une girafe

girafe - qui marche

La vie d’une girafe. Image de Wolfgang Hasselmann (Unsplash)

Carte d’identité

  • Nom commun : Girafe
  • Nom nominal : Giraffa camelopardalis
  • Classe : Mammalia (allaitement des jeunes)
  • Ordre : Artiodactyla (possède un nombre pair de doigts par pied)
  • Famille : Giraffidae (caractérisé par une longue langue sombre, des cornes recouvertes de peau et des canines lobées)
  • Nombre d’espèces reconnus : 4
  • Espérance de vie : 22 à 26 ans
  • Répartition : Afrique
  • État de conservation : Vulnérable

La vie normale d’une girafe

Quelle est la vie que peut espérer une girafe dans son milieu naturel, sans que la présence de l’Homme ne cause une pression trop importante ?

Découvrez la vie d’une girafe femelle, de sa vie à sa mort, de ses épreuves tout au long de sa vie.

girafe - girafe -savane

Girafe avec son girafon, dans la savane africaine, image chen-hu, (unsplash)

Une naissance au milieu dans la savane

Après quinze mois dans le ventre de sa mère, le moment venu pour le girafon de naître. Ce qui se présente alors est un précipice. Elle doit alors chuter d’une hauteur de deux mètres, la tête se trouvant le long de ses pattes au moment de sortir. Heureusement, le risque pour elle de se briser le cou sont extrêmement faible grâce à son squelette encore mou.

Mais c’est justement à ce moment là que sa volonté de vivre est jugée par sa mère. Le girafon doit se mettre debout, elle fait plusieurs tentatives, retombant à chaque fois. Elle doit faire vite, si elle n’est pas sur ses quatre pattes en train de la téter dans l’heure qui suit, alors sa mère l’abandonne car elle aura été jugé trop faible. Les premières tentatives pour se mettre debout sont maladroites, il faut trouver la stabilité sur ses quatre pattes. C’est aussi un moment dangereux, même si elle en a pas encore conscience, les prédateurs rodent, et sa mère guette en permanence. Une fois que le girafon réussis cette première épreuve que la vie lui donne, il peut se délecter du lait très gras que sa mère produit.

Ses premiers jours sous le soleil africain

Le girafon mesure déjà 2 mètres de haut pour un poids compris entre 40 et 80 kilogrammes. Ses taches qui tapissent sa robe sont déjà présente et sont sa carte d’identité, la marque de son individualité. Les premiers jours de sa vie, le girafon les passe beaucoup couché, toujours sous la surveillance de sa mère. Sa robe lui permet de se camoufler mais elle a prouvé qu’elle voulait vivre. Le girafon peut courir, quelques heures après sa naissance, comme un petit d’une semaine.

girafe - rassemblement

Rassemblement de girafes. Charles J Sharp [CC BY-SA 4.0]

Sa mère échange beaucoup avec elle, par des contacts physiques, avec le bout de son museau. Mais aussi par un langage sonore que les oreilles de la jeune girafe peuvent entendre, contrairement à l’Homme. C’est ainsi que le lien maternel se crée, lui demandant de la suivre et de la téter. La jeune girafe se montre très bavarde contrairement aux adultes qui l’entoure. Ce groupe est constitué de mères et de leurs girafons qui se déplacent ensemble.

La crèche chez les girafes

Lors de certaines occasion, sa mère la laisse à une autre femelle qui se charge de garder les petits des autres et de les surveiller. C’est une crèche qui permet aux girafes de manger entre adulte, même si elles gardent un œil sur leurs progénitures. À tout moment, les adultes scrutent l’horizon pour vérifier l’absence de prédateur.

Mais il y a une épreuve, que même pour les adultes redoutent, le moment où il faut se baisser pour boire. La méthode la plus commune est d’écarter les pattes avant, mais il existe un autre moyen. La girafe fléchit ses pattes avants pour épancher sa soif ou pour brouter. Avant de commencer ce moment fatidique, la jeune girafe doit apprendre à vérifier son environnement, scruter l’absence de prédateur. Mais malheureusement, un crocodile peut surgir et l’emporter dans les eaux, mourant noyer sous les yeux de sa mère qui n’aurait rien pu faire. Cette situation délicate pour la girafe se répète tout les trois jours en présence d’eau en abondance.

La jeune girafe est sevrée à partir de son troisième mois et quitte sa mère entre son douzième et seizième mois.

Une niche écologique unique

girafe - acacia

Girafe mangeant des feuilles d’acacia, image de slawek-k (unsplash)

Ces épreuves passées, la girafe commence à se nourrir par elle-même, trouvant ses besoins en calcium, en protéine et une grande quantité de son apport en eau dans sa nourriture. Les acacias de la savanes sont ses plats de prédilection, mais elle mange aussi des fleurs, des germes et des fruits. La jeune girafe grandit, jusqu’à atteindre la cime des arbres. Elle mesure maintenant dans les cinq mètres au garrot, pour un poids de 700 kilogrammes.

Elle tente d’attraper les feuilles d’acacia les plus appétissantes avec sa longue langue pour les racler, ne possédant pas d’incisive sur sa mâchoire inférieure. Pour obtenir son repas, la girafe devra faire attention aux longues aiguilles et épines, ainsi qu’aux sécrétions de sèves urticantes. Mais ce ne sont pas les seuls armes de l’acacia, il possède une stratégie supplémentaire, une alliance avec une fourmi qui viennent piquer la girafe lorsqu’elle s’y attaque.

Il arrive aussi que la girafe broute et même qu’elle le fasse tranquillement couchée, lui évitant de se baissant totalement pour accéder à cette nourriture. La girafe, comme toutes les autres de son espèce, pâture les trois premières heures et les trois dernières du jour. Le reste du temps, les heures les plus chaudes, la girafe les passe pour le repos et la rumination. Une fois sa nourriture mâchée une première fois, elle l’avale avant de la régurgiter, pour la mâcher à nouveau. Elle passe alors les trois quarts de ses journées pour rechercher de la nourriture, et ses nuits pour ruminer.

Être grand, un avantage et un inconvénient

girafe - boire

Girafe en train de boire. Steve Garvie from Dunfermline, Fife, Scotland [CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]

À chaque fois qu’elle doit aller boire, Zarafa vérifie les alentours, s’assurant de l’absence de prédateur et surtout des lions qui sont ses principaux ennemis. Mais se trouvant dans la force de la jeunesse, elle pourrait le tuer d’un simple coup de sabot. De jours comme de nuit, elle ne ferme pas l’œil, littéralement, ne faisant que des micro-siestes de quelque minutes.

Durant la journée, Zarafa peut profiter d’un service offert par des oiseaux, le pique-bœuf à bec jaune, qui porte bien leur nom pour le coup. Ils viennent sur son flanc trouver des tiques par une recherche minutieuse avec leurs becs jaunes. Ces oiseaux lui sont aussi utile lorsqu’elle se blesse, retirer les parasites qui se trouvent dans sa plaie. C’est un bon contrat gagnant-gagnant, même s’ils peuvent empêcher une blessure de se refermer pour continuer à prendre son sang.

Tout au long de sa vie, elle appartient à un groupe très large formé par un lien matrilinéaire, une communauté. Les groupes se forment et changent sur une zone large en fonction de la disponibilité de la nourriture. Mais celui qui dure le plus longtemps sont les groupes de femelles avec leurs petits. À contrario, les mâles vivent principalement une vie de solitaire, même s’ils peuvent rejoindre temporairement un groupe de femelle.

Une nouvelle génération

girafe - reproduction

Girafes pendant l’acte de reproduction. © Hans Hillewaert

Puis vint le moment, ou elle a ses propres enfants, Zarafa a alors quatre ans. Les mâles se sont battus entre eux pour déterminer ceux qui auront le privilège de se reproduire. Ils utilisent leurs longs cous pour propulser leurs têtes dans un mouvement circulaire.

Le jeune mâle de sept ans qui vient tout juste de s’imposer lui  montre son infection en lui donnant de nombreux coup de langue sur sa queue. Il peut aussi poser sa tête et son long cou sur son corps, ou aussi la pousser. Mais avant de faire cela, il a goûté l’urine de la girafe pour savoir si elle était en œstrus. Les mâles ont une préférence pour les jeunes femelles plutôt que les vieilles dames.

Le moment venu, le jeune mâle monte sur la femelle, tenant sur ses pattes arrières, tandis que celle de devant se tiennent sur ses côtes. Le jeune mâle garde le cou droit durant l’accouplement. Après 18 mois, Zarafa donne naissance à son tour à un petit. Répétant son histoire avec son propre girafon, devenant protéger une autre vie en plus de la sienne. Elle donne naissance tout les deux ans, ses petits ayant plus de chance de survivre durant les saisons sèches. Avec le temps, les mâles s’intéressent à elle de moins en moins souvent, avançant dans l’âge.

Elle atteint le bel de vingt ans. Elle a la chance de mourir tranquillement entre les siens. Ou bien, devenu faible, une proie pour son ennemi, le lion, et bien d’autre prédateurs, comme la hyène tachetée, le léopard, ou le lycaon, ce n’est pas ce qui manquent dans la savane africaine.

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Les girafes présentes sur Histoire de Compagnie

  • Zarafa, la première girafe de France. Découvrez les raisons de sa venue, le périple qu’elle a connu jusqu’à sa rencontre avec la plus haute autorité française de l’époque.

Anecdote sur la girafe

  • Son plus proche parent est l’okapi (deuxième espèce de la famille Giraffidae).
  • Elle est l’espèce la plus grande du règne animale.
  • Son système sanguin a inspiré les combinaisons anti-G.
  • Elle peut réguler sa température.
  • Elle ne que d’un seul œil, pas plus de quatre minutes à chaque fois.
  • Les naissances de jumeau sont possibles mais rares.
  • Elle est le seul animal à ne pas pouvoir bailler.

Sources (visités le 25/02/2019)

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