Le chien Seaman, explorateur de la Louisiane

chien - Seaman

Croquis du chien Seaman, explorateur de la Louisiane.

L’histoire parcellaire d’un compagnon de voyage

L’histoire du chien Seaman commence en août 1803, lorsque le capitaine Lewis le choisit pour le suivre dans l’expédition de la Louisiane. Il l’achète pour 20 $, une somme qui représente la moitié de la solde de l’explorateur. À cette époque, le terre-neuve n’est pas une race très répandue, mais ils sont connus pour être très intelligent et être de très bon nageur. Cela serait alors un choix délibéré de la part de Lewis d’avoir choisi ce chien.

Son histoire est parcellaire, du fait que sa vie ne provient que d’une seule source, les carnets de Lewis. Il ne fait que rarement mention de son chien, sauf lorsqu’il fait quelque chose de particulier. Sa première apparition dans les carnets ne se fait qu’en septembre 1803.

Le chien Seaman, désiré par les tribus amérindiennes

Le 5 juillet 1804, alors que les hommes sont en train de dîner, des rats s’invitent au repas, sortant de l’eau toute proche. Le chien Seaman décide de les chasser et de les poursuivre vers leur cachette. Il disparaît pendant un long moment, restant sous l’eau pour les attaquer dans leur terrier. Plus tard dans le voyage, il se met à attraper des écureuils gris qui se trouvent dans la rivière Ohio, devenant des repas pour les explorateurs.

Ainsi, le chien montre à plusieurs reprises ses talents de chasseurs, de prédateurs. Il course une biche enceinte et finit par l’attraper. Il a aussi attaqué une chèvre qui nageait dans la rivière, la noyant avant de la ramener à terre. Seaman s’en prend aussi à des cerfs blessés ainsi qu’à des oies à plusieurs reprises.

Le 17 août 1805, après plusieurs tentatives d’approche, les explorateurs se trouvent dans un campement d’une tribu amérindienne. Le but est alors de bénéficier de leur aide. Ils sont impressionnés par les nombreux cadeaux qui leur sont faits, mais aussi par le chien qui accompagne les explorateurs américains.

Le chien Seaman est bien différent de ceux des Amérindiens. En effet, ceux qu’ils dressent et mangent sont petits avec une robe uniforme, leurs oreilles sont bien droites, leur museau fin et leurs yeux petits. Alors que Seaman est massif, de couleur noire avec de longs poils tout particulièrement au niveau de la queue. Ses oreilles sont imposantes et pendantes avec un regard très expressif. Les notes indiquent qu’ils mesurent près de six pieds soit 1,6 mètres.

Seaman, veilleur des dangers d’une nature sauvage

Autour du 14 mai 1805, Seaman est blessé par un castor. Cela arrive alors qu’il veut le récupérer après qu’un homme lui a tiré dessus. Il se fait surprendre, le castor n’est pas mort, il lui sectionne une artère à une de ses pattes arrières. Mais heureusement, il est pris à temps, se remettant rapidement de sa blessure.

Le 29 mai 1805, Seaman montre toute son importance dans ce voyage d’exploration. En effet, il sauve la vie de plusieurs d’entre eux. Grâce à son intervention rapide, le chien permet de dévier la trajectoire d’un buffle en pleine charge. Seuls quelques armes sont endommagées, mais personne n’ait blessé. Lors d’une autre nuit sombre, Seaman se met à aboyer, alors qu’il est habituellement calme et silencieux. Les trois soldats envoyés en explorations tombent sur un bison en train de nager non loin du camp.

Au mois de juin 1805, le chien cesse ses promenades en solitaires, les grizzlis grouillent autour du camp. Il ne cesse d’aboyer et le 17 juin 1805, un ours blanc s’empare de la chasse des explorateurs. Quelques jours plus tard, le 26 juin 1805, ils subissent un terrible orage, les vents sont forts et le niveau de l’eau monte rapidement.

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Statue du chien Seaman accompagné de Clark et Lewis, à St. Charles, Missouri. Image provenant de Wikipédia.

Les problèmes d’un saint-bernard en Louisiane

Le 15 juillet 1805, une entrée dans les notes de Lewis indique que Seaman doit faire face à une double menace. Ainsi, il doit supporter les attaques incessantes des moustiques. Mais aussi aux graminées d’une herbe présente en grande quantité. Ces derniers se retrouvent coincées dans les poils de la fourrure de Seaman. Il se gratte et se mord en permanence, hurlant de douleur. Heureusement un passage dans l’eau, tel quel 26 juillet 1805, permet de le libérer de ses envahisseurs.

Le 16 novembre 1805, le groupe d’explorateur campe à l’embouchure d’une rivière, celle-là même qui donne son nom au chien, après une journée à naviguer dans des canoës. Un jeune indien vient les accoster et leur offre trois peaux de castors pour Seaman, mais bien sûr l’offre est refusée.

Le chien Seaman se fait enlever le 11 avril 1806. Alors qu’il fait une promenade avec l’un des explorateurs, mais des amérindiens l’encerclent, ils attrapent rapidement leur cible, Seaman. Malgré les tentatives de l’Américain, rien y fait, un couteau ne peut rien face aux flèches prêtent à être dégainées. Le chien se retrouve alors au camp des kidnappeurs. Après un certain temps, trois hommes qu’il connaît font leur apparition. Après des négociations avec le chef de la tribu, Seaman repart avec les trois hommes.

Les dernières années du chien Seaman

Le 23 septembre 1806, Seaman et les hommes terminent leurs explorations de la Louisiane avec leurs retours dans la ville de Saint Louis. C’est un périple de deux ans, quatre mois et dix jours qu’ils viennent de terminer. Malheureusement, après cela, les notes de Lewis n’indiquent pas si Seaman le suit dans ces différents arrêts. Ce dernier se rend alors à Washington, après plusieurs arrêts, notamment pour voir sa mère.

Lewis décède finalement le 11 octobre 1809, c’est un suicide. Les rumeurs annoncent alors Seaman suit ses restes et ne quitte jamais la tombe de son compagnon. Il refuse de se nourrir, refusant toutes les nourritures qui lui sont proposées. Il finit par s’éteindre quelques jours plus tard à son tour, âgé d’au moins six ans. Tout ce qu’il restera de lui est son collier remis au musée d’Alexandrie en 1814 mais qui disparaîtra en même temps qu’un incendie.

Vous venez de découvrir la vie du chien Seaman, explorateur de la Louisiane sur Histoire de Compagnie, likez, partagez, laissez un commentaire. D’autres compagnons de voyages se montraient bienveillant dans les voyages qu’ils devaient réaliser. Ainsi, l’ours Wojtek a permis d’arrêter un voleur de munition. Tandis que le pigeon Cher ami poursuit son voyage malgré ses blessures sauvant de nombreux soldats.

Média

De nombreux livres lui sont dédiés. The Captain’s Dog: My Journey with the Lewis and Clark Tribe (Great Episodes) en 2000, Lewis and Clark and Me: A Dog’s Tale en 2002, SeaMan: The Dog Who Explored The West With Lewis & Clark en 2003, Seaman’s Journal en 2010, et Passage: A dog’s journey west with Lewis and Clark en 2019.

Sources

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1 réponse

  1. claude Fée dit :

    Merci beaucoup pour ce texte. Les chiens se désespèrent du décès de leur humain et c’est souvent là que l’on mesure la capacité de leur attachement. ils ont une vraie place à tenir dans la vie des humains et vous en parlez bien comme un compagnon !

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