Le chien Hachikō, un ami fidèle

hachiko - chien

Hachikō, un chien fidèle.

Sa vie de famille jusqu’au jour tragique

Le chien Hachikō (huitième prince) naît le 10 novembre 1923 dans une portée de huit chiots dans la ville d’Akita sur l’île d’Honshū. Ses parents se nomment Oshinai (à l’intérieur du bébé) et Goma(sésame). Il y reste jusqu’à ses deux mois, avant de rencontrer le professeur Eisaburo Ueno, qui le donne comme cadeau à sa fille. L’Akita inu fait un voyage en train de vingt heures dans un panier de riz, c’est le 14 janvier 1924 qu’il rencontre son futur maitre. Mais au moment de quitter la maison pour se marier, elle ne peut pas l’emmener dans sa nouvelle vie. Hachikō, le chien reste alors avec le professeur, ne pouvant s’en séparer.

Chaque jour, le jeune chien prend l’habitude de l’accompagner à la gare de Shibuya, et repars seul jusqu’au domicile. Le soir venu, il refait le trajet, seul, pour attendre le professeur, et faire le chemin de retour ensemble. La relation particulière qu’Hachikō entretien avec le professeur est connu de tous. Mais un soir de mai 1925, son univers change du tout au tout, il attend la venu de son ami, les minutes passent. Hachikō le cherche du regard dans les passants rentrant chez eux. Plusieurs heures passent, Eisaburo Ueno n’est toujours pas là.

La longue attente du chien Hachikō, l’Akita Inu

Hachikō - gare

Hachikō attendant à la gare.

La nuit tombée, Hachikō attend toujours le professeur comme à son habitude. Ainsi, malgré le temps qui passe, il reste là, toujours au même endroit, malgré le froid qui s’installe. Des collègues du professeurs l’emmènent chez eux, à plusieurs kilomètres de la gare. Ils savent ce qui est arrivé à son ami, le professeur est décédé d’une crise cardiaque sur son lieu de travail. Le 21 mai 1925 est la date où la vie d’Hachikō bascule du tout au tout.

L’Akita Inu s’échappe alors pour aller à nouveau à la gare de Shibuya pour y attendre le professeur, honorer le rituel qu’ils avaient ensemble. Chaque jour, il fait le trajet de la maison qu’il partageait, et l’attend toujours au même endroit, à chercher son ami dans la masse des passagers, malgré le froid. Les habitants connaissent maintenant ce chien, Hachikō et lui donne à manger chaque jour qui passe. Même si au début, le personnel de la gare ne voyait pas cela d’un bon œil. Tout comme les enfants qui n’hésitaient pas à l’embêter.

De vieilles connaissances de son maître

Durant les moments où le chien Hachikō n’attend pas le professeur, il se rend à la maison de l’ancien jardinier qui le connaît bien. Il fait les allers retours vers la gare de Shibuya, gardant ainsi un lien avec Ueno, avec sa vie d’autrefois. Hachikō posséde aussi un autre lien avec son maître, sa compagne, Yaeko Sakano qui lui rend visite régulièrement. L’Akita Inu lui donne alors toute l’affection qu’il peut pendant ses moments où il n’est plus seul, mais qui ne peuvent le détourner de sa voie.

Le chien reste à l’écart des autres chiens, Hachikō comme les autres membres de sa race, ayant du mal à s’entendre avec ceux qu’il ne connaît pas. Chaque jour des gens le prennent en photo, que ce soit de simple passant, ou bien des journalistes. L’Akita Inu apparaît alors dans un article paru le 4 octobre 1932, «  l’histoire émouvante d’un vieux chien : 7 ans qu’il attend son maître décédé.  »

Il ne rate jamais une journée, une forme d’espoir que son ami revienne un jour ?

La loyauté reconnue du chien Hachikō

Hachikō - statue

Statue en honneur d’Hachikō.

Un jour d’avril 1934, cela fait maintenant sept ans qu’Hachikō revient jour après jour pour attendre son maître disparu. Mais cette journée est un peu différent des autres, il ne change pas la vie de l’Akita Inu, mais reconnaît sa loyauté. En effet, une statue de bronze est installé en lieu et place où il l’attend chaque jour.

Ce quotidien dure pendant neuf longues années, sans jamais faillir, malgré la neige, ou le soleil de plomb, les assauts des moustiques, Hachikō est toujours là, fidèle à son poste. Le temps passe, le poids des années se fait sentir, il tousse de plus en plus fréquemment, en plus d’avoir des difficultés pour respirer.

Hachikō s’éteint le soir du 8 mars 1935, relâchant son dernier souffle dans une allée près d’un pont du fleuve Shibuya. Les raisons exactes de sa mort ne sont pas connu. Cela pourrait être une filariose, une maladie parasitaire ou bien un cancer des poumons et du cœur. Hachikō devait se sentir aussi de plus en plus faible, mais cela ne l’a jamais empêché de venir pour attendre le retour de son ami.

Le chien Hachikō et son maître, enfin réunis.

hachiko - chien - naturalisé

Hachiko naturalisé.

Le corps d’Hachikō est retrouvé, avant d’être empaillé et conservé Musée national des Sciences de Tokyo. Des baguettes en bois ont été retrouvé dans son cadavre. Tandis qu’une partie de ses restes se trouvent au près du professeur Ueno au cimetière d’Aoyama dans la ville de Tokyo.

Deux statues furent érigées en son honneur à la gare de Shibuya. La première, de son vivant, en 1934 avant d’être fondu pendant la seconde guerre mondiale. La seconde date de 1948, elle se nomme « Chūken », installé à l’endroit ou Hachikō avait l’habitude d’attendre le professeur. Une autre statue peut être vu à la gare de d’Odate à Akita, réalisé en 2004. Enfin, une statue le représentant avec le professeur est visible depuis 2015 à l’université de Tokyo.

Hachikō a permis de sauver la race des Akita Inu de la disparition. Durant son vivant, un recensement indique qu’il ne reste que 30 Akita Inu de pure race. En effet, ces derniers ont souffert des guerres, devenant de la nourriture pour les habitants affamés. La célébrité acquise d’Hachikō a montré toutes les qualités de ce chien, de sa loyauté sans faille. Permettant ainsi de sauver la race des Akita Inu.

La vie du chien Hachikō ressemble en certain point à celle  qu’un chien aurait pu vivre s’il avait décidé d’oublier son maitre. En effet, il aurait pu vivre la vie d’un chien errant. Cette histoire vous a touché, laissez un commentaire pour partager cette émotion. Sur Histoire de Compagnie, découvrez bien d’autres biographies. Vaillant, un pigeon de la première mondiale apparaît lui aussi dans un film inspiré de sa vie. Si vous aimez les histoires touchantes entre un animal et un homme alors pourquoi ne pas découvrir l’histoire du gorille Koko.

Média

Sa vie a été adaptée au cinéma dans deux films, le premier japonais en 1987, Hachikō Monogatori. Le second est un remake américain avec Richard Gere, sorti en juin 2010, Hachikō: A Dog’s Story, en version originelle, plus connut chez nous sous le titre d’Hatchi.

Hachikō apparait aussi dans deux livres, le premier sorti en 2003, Hachiko, chien de Tokyo, et le second en 2017 avec le titre Hachikō au pays de la nuit.

Sources

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