Marengo, le légendaire destrier de Napoléon

cheval - Marengo - sans cavalier

Représentation du cheval Marengo par Antoine-Jean Gros datant de 1803. Image provenant de Wikipédia.

Le cheval Marengo est une légende, absent des documents officiels, son existence ne peut être certifiée, et pourtant il est présent dans l’Histoire de France !

Ses différentes batailles

Le cheval Marengo est un Pur-sang arabe naît vers 1793 dans l’Empire Ottoman. À ce moment_là de son histoire, il ne porte pas encore le nom de Marengo, celui qui lui a été attribué à sa naissance ne nous est pas parvenue. Dans sa jeunesse, il reçoit la formation nécessaire pour être un cheval de guerre. Le 25 juillet 1799, Marengo participe à la bataille d’Aboukir, en Égypte. Elle oppose l’Empire Ottoman à la République Française menée par Bonaparte, alors encore général. Le soir même, Bonaparte obtient la victoire, tandis que Marengo se fait capturer.

La bataille de Marengo

Il est un cheval de petite taille, 1,40 mètres au garrot, avec une robe gris clair. Marengo se retrouve dans les écuries de celui qui deviendra bientôt le premier consul de France. Là-bas, il doit s’habituer aux fusils. Pour cela, des soldats lui tirent tout près des oreilles. Seul ceux qui gardent leurs calmes peuvent aller sur le champ de bataille. De même, le cheval Marengo doit s’habituer à ce qu’un chien lui passe dessous sans prévenir, là encore, il ne doit par paniquer.

Le 14 juin 1800, c’est la bataille de Marengo. C’est de cet évènement qu’il reçoit son nom ou son surnom. Avant le jour de son baptême, il traverse le col du Grand-Saint-Bernard dans les Alpes. Mais à ce moment-là Marengo ne transporte pas Napoléon, ce dernier se trouve sur un mulet. Durant ce voyage vers la plaine de Pô en Italie, il a pu croiser le chien Moustache.

Marengo, avec sur son dos le premier consul de France, fait son apparition sur le champ de bataille à 11 heures, redonnant de l’énergie aux troupes. Après douze heures de combat, c’est une victoire française, scellant la compagne d’Italie de 1800 de Napoléon Bonaparte.

Les batailles d’Austerlitz et de Iéna

cheval - Vizir - monté par Napoléon

Ce n’est pas Marengo qui est représenté sur ce tableau, mais Vizir. Image provenant de Wikipédia.

Marengo est présent lors de la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805. Il peut alors le transporter sur les différents fronts. Ainsi, le 1er décembre 1805, il se déplace dans l’obscurité avec plusieurs cavaliers autour de lui. Des soldats russes font leur apparition, mais l’escorte les repousse. Après que l’empereur ne soit tombé, la nuit s’éclaire des nombreuses lumières pour imiter la personne qui l’ont aidé.

Le 14 octobre 1806, c’est la bataille d’Iéna, en Allemagne contre les Prusses. L’Armée Française est arrivée à la nuit tombée le 13 octobre 1806 mais il ne passe pas par la ville, cette dernière est en feu. Marengo, doit s’arrêter avant d’arriver sur le plateau. L’Empereur descend de son destrier pour aider les soldats à élargir le passage. Le brouillard les protège d’une attaque des Prusses.

La séparation du cheval Marengo et de Napoléon

La bataille de Wagram se déroule sur deux jours, le 5 et 6 juillet 1809, en Autriche. Mais elle commence bien avant, le 9 avril 1809, le jour où l’armée autrichienne envahie l’Italie. Mais Marengo et Napoléon semblent rester en retrait, donnant les ordres sans se joindre au combat.

Napoléon montait plusieurs chevaux et ne possédait pas qu’un seul cheval blanc. Ainsi, il n’est pas sûre que ce soit toujours le même qui soit monté. Ce qui n’est pas le cas de la bataille suivante, tout comme celle de Marengo.

Le 18 juin 1815, c’est la dernière de Marengo avec Napoléon, celle de Waterloo. L’empereur fait peu de reconnaissance de terrain, souffrant d’hémorroïdes. La bataille commence à 11 h 30, mais la victoire ne s’offre pas à Napoléon qui doit fuir à 20 h 30, alors que l’armée Prusse se rapproche dangereusement. Les balles fusent dans tous les sens, le cheval Marengo en reçoit plusieurs, mais il continue de courir. Il se rend au quartier général français, la ferme du Caillou. L’empereur descend rapidement et pénètre à l’intérieur. Tandis que Marengo s’écroule sur la route, exténué, le cheval aurait 22 ans au compteur. À 22 h 00, les Prussiens se rapprochent, mais ce n’est pas le cheval Marengo qui permet à Napoléon de s’enfuir.

Sa vie chez l’ennemi

Un soldat anglais le reconnaît, grâce à la selle qu’il porte encore et le N surmonté d’une couronne marquée au fer rouge sur son flanc gauche. Marengo présente cinq blessures dont une à la hanche tandis qu’une balle est restée bloquée dans sa queue. Le militaire anglais le soigne et l’envoie au Royaume-Uni.

Le cheval Marengo et les Anglais

Le cheval Marengo devient une attraction comme butin de guerre aux Waterloo Rooms à Pall Mall, une rue de la ville de Londres. Mais le temps passe et l’intérêt du public pour la bataille décline. Marengo change de propriétaire. Il se retrouve dans un haras de New Barnes à l’Isle of Ely dans le Cambredgeshire. L’ancien cheval de Napoléon se reproduit pour donner naissance à des poulains qui devront se distinguer sur les champs de course. Mais Marengo ne donne pas satisfaction à son propriétaire, aucun de ses descendants ne percent.

Il finit sa vie à brouter de l’herbe sur le grand domaine de campagne dans le comté de Norfolk, en Angleterre. Les Anglaises l’apprécient, son caractère très doux font que même les plus craintives osent le caresser. Le cheval Marengo s’éteint à l’âge de 38 ans, en 1831.

cheval - Marengo - squelette

Squelette de Marengo avant sa restauration. Image provenant de Wikipédia.

Sa vie après la mort

Le squelette de Marengo est articulé par des chirurgiens du London Hospital pour être présenté à la Royale United Service Institution. Mais il manque quelque chose à son corps. Les deux sabots avant sont transformés en souvenir, en tabatière et en encrier. L’un se retrouve dans le mess des officiers au palais Saint James. L’autre reste avec son propriétaire. Le temps passe et ce dernier disparaît. Il finit par se retrouver enveloppé dans du papier journal, dans un sac plastique, au fond d’un tiroir de cuisine.

Les deux sabots en or et en argent finissent par être rassemblés en 2016 au Household Cavalry Museum. Quant au reste de son corps, il est transféré au National Arly Museum dans les années 1960. Son squelette subit une restauration en 2016. Au fil du temps, la tête s’abaissait de plus en plus, tandis qu’une couche de saleté se déposait, cachant des fissures aux côtes et au sternum. Les anciennes tiges de métal sont retirées, les os nettoyés, avant d’être repositionné sur une nouvelle armature.

Ce que l’histoire retient du cheval Marengo

Il aura porté Napoléon Bonaparte lors de nombreuses batailles marquantes. Mais vous l’aurez compris, Marengo n’est pas un seul cheval, mais plusieurs. À l’image du chat Sam l’insubmersible qui aurait survécu à trois navires coulés.

Média

Marengo est nommé dans le livre paru en 2018, Histoire Illustrée des Chevaux de Batailles de Napoleon.

Sources

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