Félicette, l’unique chat de l’espace

Félicette, l’unique chat de l’espace.

Carte d’identité

  • Nom : Félicette (pour sa ressemblance avec le personnage de Félix le chat)
  • Autre nom : C 341
  • Née probablement à la fin des années 1950 en France
  • Décédé entre les mois de décembre 1963 et janvier 1964 à Paris, France
  • Age : environ 13 ans
  • Espèce : chat (Felis catus)
  • Sexe : F

L’histoire vraie du chat Félicette

Félicette, le seul et unique chat a être allé dans l’espace. Découvrez l’entraînement, ainsi que son vol dans l’espace et la fin de vie de cette héroïne française.

Contexte

La France souhaite avoir sa place dans la conquête de l’espace qui a commencé avec l’URSS, Spoutnik est en orbite le 4 octobre 1957. Puis un second succès pour ses derniers, avec l’envoie du premier animal dans l’espace le 3 novembre 1957. De leurs côtés, les Américains envoient le premier hominidé, un chimpanzé, dans l’espace le 31 janvier 1961, et un second le 29 novembre 1961. Mais c’est l’URSS qui franchit le pas le premier, avec l’envoie d’un homme dans l’espace le 12 avril 1961.

Le programme français de conquête de l’espace naît dès 1959, avec pour but premier, l’étude de la biologie dans un environnement sans pesanteur. À partir de 1962, c’est le Centre d’étude et de recherche de médecine aéronautique (CERMA), qui possède les connaissances et les outils nécessaires, qui mène le projet. Pour leurs expériences animales, il utilise des missiles sondes qui ne permet pas de mettre en orbite. Mais il tire profit d’une période d’absence de pesanteur de plusieurs minutes, pour étudier le rôle du facteur gravitationnel dans les mécanismes de l’équilibration.

Le 22 février 1961, la France envoie son premier animal, un rat du nom d’Hector, devenant ainsi le troisième animale à aller dans l’espace. Deux autres tires de fusée se font le 15 et 18 octobre 1961, toujours avec des rats. Les scientifiques veulent tester un animal plus gros qui reste dans la limite de poids de charge utile de la fusée Véronique. Le choix se porte alors sur les chats.

Sa préparation pour le jour J

Félicette, avec ses électrodes connectées.

La chatte Félicette naît durant les années 1950, plus à la fin qu’au début, quelque part en France. Après être sevrée, elle arrive dans une animalerie parisienne où elle y reste un temps indéterminé.

Les débuts de sa vie ne sont pas plus détaillés, pas de date, pas de lieu de naissance, en somme un chat parmi d’autre.

En 1963, Félicette est achetée par des employés de la CERMA. Elle se retrouve alors avec quatorze autres chattes, direction le Sahara d’Algérie. À Hammaguir, les minous ne sont pas nommés, aucun attachement ne doit se faire entre eux et les chercheurs. Pour Félicette, c’est le numéro C 341 qui lui est attribué, une chatte parmi d’autre qui ne reçoit que peu d’intention.

Dans le centre de recherche, la chatte Félicette doit se familiariser avec le décollage d’une fusée et l’absence de pesanteur. Mais avant cela, la chatte ainsi que ses compagnons subissent une opération qui permet de recueillir des données sur les effets de l’apesanteur. La zone visée est un organe extrêmement complexe, totalement essentiel à la vie. C’est notamment pour cela que le chat a été choisi, les connaissances dans le domaine a exploré sont solides. Le poids étant aussi un facteur important dans le choix.

Félicette et les autres chattes subissent alors une opération du cerveau. C’est ainsi neuf électrodes permanentes qui se retrouvent dans diverses régions du cerveau des félins. Sur chacun une borne de connexion est visible à l’extérieur de leurs crânes pour permettre de recueillir des données. Ainsi à chaque entraînement, un câble surplombe le crâne des chattes.

Le chat Félicette et son entraînement pour le voyage

Félicette et les autres chattes dans leurs cages coincées en position sphinx.

L’entraînement est extrêmement pénible. Il se fait chaque jour une à deux heures à chaque fois, court mais intense. Félicette est bloquée en position de sphinx dans une armature de contention, seul sa tête est visible. Malgré les miaulements pour s’en échapper, elle doit rester dedans, totalement bloquer sans moyen d’y échapper. Maintenue ainsi, Félicette doit subir toujours le même exercice dans un brouhaha infernal, le son d’un réacteur au décollage.

Par la suite, l’exercice se fait sur une table trois axes. Toujours dans sa cage, Félicette tourne sur elle-même qui tangue de manière anarchique, simulant le mouvement de la fusée dans sa montée. À chaque fois, elle est placée comme un simple rouage, subissant les caprices de la machine. Félicette doit aussi faire l’exercice de la centrifugeuse haute-G, subissant dans une accélération de 9 g dans le noir total. Pendant toute la procédure, elle reçoit des chocs électriques données par une électrode collée à une de ses pattes arrières.

Ainsi avec le temps, beaucoup de chattes ne sont pas retenues, certaines se mettant à uriner dès qu’elles s’approchent de leurs conteneurs. Mais ce n’est pas le cas de Félicette, qui se nomme encore C 341, qui finit dans le groupe réduit ne comptant plus que six chattes. À la fin, son caractère très calme et son poids idéal de 2,5 kilogrammes, lui ouvre les portes de l’espace.

Là encore beaucoup d’incertitude, dans certain cas, elle serait le chat de secours, le premier se serait enfuie avant le décollage. Étrangement, c’est un mâle du nom de Félix qui aurait été sélectionné, alors qu’il n’y avait que des femelles, choisies pour leurs caractères plus calmes.

Le vol du seul chat de l’espace

La chatte Félicette avec toute l’équipe après son retour de l’espace.

Le 18 octobre 1963, c’est le jour du décollage pour le chat Félicette. Elle part alors pour le pas de tir, avec une remplaçante. De nombreux militaires se trouvent sur place, la tension est palpable. Ainsi le chatte monte les marches, toujours en position de sphinx, jusqu’à arriver à ce moment fatidique, où il ne devient plus qu’une pièce d’une machine. Pendant trente minutes, Félicette attend sans ne pouvoir bouger que la tête, comme dans les nombreux entraînements qu’elle a faits. Des électrodes ont été placées à ses pattes avants pour surveiller son activée cardiaque, ainsi que l’électrode sur sa patte arrière.

À 8 h 09, la fusée Véronique AGI n°47 décolle direction l’espace. Mais à ce moment précis, tout peut encore se produire. La fusée de Félicette pourrait exploser en plein ciel ou s’écraser au sol, sans lui laisser la moindre chance de survie. Pendant 42 secondes, Félicette subit une accélération de 9,5 g, son rythme cardiaque s’emballe. La chatte finit par atteindre une hauteur de 152 kilomètres, la partie supérieur s’est détachée, ne reste plus que la pointe. Pendant cinq minutes, elle est en apesanteur, son esprit s’égare, avant qu’un choc électrique irrégulier ne la rappelle. Ils sont bien plus fort que pendant les entraînements qu’elle a subis par le passé.

Puis vient le moment de la descente, les vibrations se répandent dans toute la structure, tout en subissant une accélération de 7 g. Un mécanisme se met en place, c’est l’ouverture du parachute, elle freine subitement, ce sont 9 g qu’elle ressent à nouveau. Son rythme cardiaque est à nouveau en hausse. Le chat Félicette tombe lentement, toujours dans le noir complet, avant de s’écraser violemment au sol.

La vie de Félicette après ce moment important pour tout une nation

“La carte de remerciement de Félicette pour son succès.”

À 8 h 32, un hélicoptère se pose tout près de la pointe avec Félicette toujours dedans. L’armature est retirée de l’emplacement, la chatte est toujours vivante mais en état de choc. Enfin la lumière réapparaît, des visages se présentent devant elle, l’applaudissant tel une héroïne qui marquera l’histoire de la conquête spatiale française. C’est pour ce moment qu’elle reçoit un nom, Félicette, par la presse française. En rapport avec le héros de BD Félix le chat auquel elle ressemble par sa robe noire et blanche.

C’est une longue vie de confort qui s’offre à elle, de la nourriture à foison en échange de son succès. Félicette retourne même à Paris dans un Constellation Super G spécialement affrété par Air France, deux mois après son exploit spatial. Pour le chat Félicette, c’est euthanasie dans le plus grand secret, pour pouvoir examiner son cerveau.

Les autres chats se voient retirer les électrodes, leurs santés se détériorent en même temps que les électrodes se polarisent. Par la suite l’une d’elle devient la mascotte et nommé Scoubidou. Quant au chat Félicette, il ne semble pas que son corps est été conservé.

Découvrez de nombreuses vies animales dont l’histoire se terminent bien trop tôt. Découvrez la vie du chien Owney, devenu la mascotte des trains postiers américains, où bien celle, bien trop courte de l’éléphanteau Jumbo. N’oubliez pas de laisser un commentaire. Que ce soit pour faire connaître votre avis où améliorer les biographies et les articles de ce blog. En vous remerciant de cette lecture et d’avoir découvert cette histoire.

Ce que l’histoire retient de Félicette

Elle est le chat a être allé dans l’espace et y être revenue. Mais son histoire a été éclipsée par celle de la chienne Laïka, premier animal envoyé dans l’espace. Ainsi que du chimpanzé Ham, qui porte le titre de premier hominidé dans l’espace.

Média

De nombreux timbres ont été produits, notamment dans les anciennes colonies françaises, mais à chaque fois sous le nom de Félix. Une campagne de financement participative d’origine britannique a été lancé en 2017 pour rendre hommage à Félicette. En effet aucun monument ne lui rend hommage, alors que Laïka possède une statue. Le corps d’Ham se trouve dans le temple de la renommé de l’espace international situé au Nouveau-Mexique, USA. Cette statue de Félicette devrait se trouver dans l’est de la France, à Strasbourg.

Sources

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